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Selon l'AFIDEP, 150 000 adolescentes seraient tombées enceinte au Kenya entre janvier et mai dernier.

Kenya : une enquête de "The Guardian" révèle l’explosion du nombre de grossesses adolescentes suite au confinement

5 min
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Suite au confinement et à la fermeture des écoles - principales fournisseuses de produits sanitaires - le nombre de grossesses adolescentes a explosé au Kenya. Le quotidien britannique The Guardian explique pourquoi.

Selon l'AFIDEP, 150 000 adolescentes seraient tombées enceinte au Kenya entre janvier et mai dernier.
Selon l'AFIDEP, 150 000 adolescentes seraient tombées enceinte au Kenya entre janvier et mai dernier. Crédits : Yasuyoshi CHIBA - AFP

Une enquête du quotidien The Guardian sombrement intitulée "Du sexe contre des serviettes hygiéniques", relayée par Courrier International qui révèle l’explosion du nombre de grossesses adolescentes au Kenya suite au confinement. "En janvier, lorsque les cours reprendront au Kenya, des milliers de filles ne retourneront pas à l’école, car elles sont tombées enceintes" attaque d'entrée le quotidien anglais, reprenant ce chiffre de l'AFIDEP, l'Institut africain pour la politique de développement : 150 000 adolescentes seraient tombées enceintes dans le pays entre janvier et mai dernier.   

The Guardian décrit un cercle des plus vicieux : de nombreux produits sanitaires, et notamment les serviettes hygiéniques, étaient habituellement fournis gratuitement dans les écoles, qui ont fermé. Ainsi les jeunes adolescentes, n'ayant plus accès à ces besoins élémentaires sont amenées à vendre leurs corps au plus offrant, parfois contre 15 shillings, un peu moins de 10 centimes d'euros, pour se payer une douche quotidienne dans une salle de bain publique explique Mercy Chege, directrice de programme à Plan International Kenya, qui assimile ce phénomène à "une pandémie fantôme".

Le journal suit ensuite Jackie, 16 ans, à qui son "petit ami" - c'est ainsi qu'elle le décrit - a promis 50 shillings pour s'acheter des serviettes hygiéniques, et n’a pas utilisé de protection lors de leurs rapports. Et, lorsqu’elle lui a annoncé qu’elle était enceinte, il l’a “frappée en l’accusant d’imprudence”. "Nous ne savions pas que ce que nous faisions pouvait entraîner une grossesse" explique Jackie, dans un pays ou la sexualité est encore en partie tabou, et l'éducation sexuelle et contraceptive réduite à peau de chagrin. Puis vient le témoignage de Kackson, adolescente de 16 ans également, enceinte de six mois. Mise à la rue par sa tante et battue par son partenaire après avoir révélé sa grossesse, elle partage aujourd'hui une pièce avec Liz, une autre adolescente venant tout juste d'accoucher seule.

Enfin le retour à l'école, si elles peuvent se le permettre, sera difficile estime The Guardian. En effet, les mères adolescentes sont au Kenya la cible de moqueries répétées, à tel point que le ministère de l'éducation a du mettre en place un plan de réintégration dans les écoles, de véritables règlements pour permettant aux jeunes mères de poursuivre leur scolarité sans discrimination, alors que l'expression "Maman de bébé Covid" commence déjà à aller de bouches en oreilles.

Douvres : les embûches de Noël

Des centaines de chauffeurs ont passé le réveillon dans leurs camions à Douvres dans le Kent, comme des faux airs de Brexit très dur en même temps que le premier ministre britannique Boris Johnson annonçait en grande pompe l'accord signé sur le gong par l'Union Européenne et le Royaume-Uni. Un réveillon spécial avec près de 3 200 camions encore bloqués à Douvres hier selon l'armée, en attente de se faire tester pour traverser la Manche, certains patientant depuis plusieurs jours alors que la frontière est partiellement fermée depuis dimanche soir, par crainte d'une nouvelle souche du coronavirus circulant en Angleterre.

3200 camions étaient encore bloqués à Douvres le matin du 24 décembre selon l'armée anglaise
3200 camions étaient encore bloqués à Douvres le matin du 24 décembre selon l'armée anglaise Crédits : JUSTIN TALLIS - AFP

Le journal The Independant rapporte les jolis gestes de plusieurs associations caritatives ou habitants de la région, qui ont apporté des paniers repas, de l'eau et des toilettes portables aux routiers malheureux. Avec notamment la livraison de 2 500 pizzas pour le réveillon, à déguster devant son sapin désodorisant accroché au rétroviseur intérieur.

The Independant raconte également ce concert de klaxons improvisé de près d'une demi-heure, tant pour manifester un mécontentement que pour fêter la naissance du divin enfant. Car il a bien fallu dédramatiser, notamment pour ce chauffeur interrogé par la BBC, et qui ne voit décidément pas le bout de l'eurotunnel. Il a pourtant été testé une première fois négatif au coronavirus il y a trois jours, pendant qu'il patientait dans la file. Sauf qu'arrivé au port, son véhicule est immobilisé pour une question de surcharge. Or le test négatif n'est valable que 72h pour faire la traversée. Résultat il doit à nouveau se faire tester au port, ce qui n'a rien d'une promenade de santé.

"Peut-être qu'on arrivera à temps pour le Nouvel an" rigole finalement jaune l'un de ces malheureux chauffeurs. Pas tant une blague que ça, puisqu'il vient d'Ukraine et que selon le Daily Mail une grande partie de ces travailleurs bloqués devront ensuite rouler jusqu'en Hongrie, en Slovénie ou en Roumanie.

Un vaccin pour Santa Claus

La "jolie histoire de Noel" nous vient cette année de Glenmire, dans le sud de l'Irlande, et est relayée par le journal Irish Examiner. Et c'est l'histoire d'un petit garçon de six ans, Callum, inquiet pour le père Noël et qui donc écrit une lettre manuscrite à Pfizer.

Cher Pfizer, j'ai entendu dire que vous aviez fabriqué un vaccin contre le coronavirus. Bon travail. Pourriez-vous s'il vous plaît en envoyer plusieurs au pôle nord pour le père Noël et ses elfes. Nous voulons sauver Noël et faire plein d'enfants heureux. Callum

L'histoire ne s'arrête pas là, puisqu'hier, surprise : Callum reçoit chez lui un colis, de la part de "Monsieur Pfizer", qui le remercie de ses encouragements, lui apprend que le père Noël et ses elfes, avec qui ils se sont mis immédiatement en contact, vont bien et sont prêts pour la tournée de cadeaux. Un joli effet secondaire que personne n'avait vu venir.

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