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Vladimir Poutine dépose des fleurs en mémoire aux victimes de l'attentat du métro de Saint Petersbourg le 03 avril 2017.

L'attentat de Saint-Pétersbourg et le sort de la Syrie à Bruxelles

5 min
À retrouver dans l'émission

La revue de presse internationale par Annabelle Grelier.

Vladimir Poutine dépose des fleurs en mémoire aux victimes de l'attentat du métro de Saint Petersbourg le 03 avril 2017.
Vladimir Poutine dépose des fleurs en mémoire aux victimes de l'attentat du métro de Saint Petersbourg le 03 avril 2017. Crédits : Mikhail KLIMENTYEV / SPUTNIK / AFP - AFP

Le dernier bilan fait état de 11 morts et 47 blessés. "L'explosion a eu lieu entre deux stations mais le conducteur a pris la bonne décision de continuer sa route jusqu'à la station, ce qui a permis de procéder rapidement à l'évacuation et à l'aide aux victimes" rapporte le New York Times comme cet autre témoignage d'une rescapée . "J'ai vu les gens sortir, ils étaient comme sourds, beaucoup se tenaient la tête. Les secours les ont très vite pris en charge".

Le président Poutine est venu déposé dans la soirée un bouquet de fleurs rouges devant la station où s'est produit l'explosion.

Vladimir Poutine, qui se trouvait dans la ville au moment du drame, a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et déclaré qu’il est encore trop tôt pour parler d’acte terroriste. Le président russe s’est exprimé en marge d’un entretien mené avec son homologue biélorusse dans le palais Smolny où l'on était venu négocier tarifs gaziers. Même si les phrases qu’il a prononcées sont convenues, leur expression à peine une heure après les faits marque un changement souligne le quotidien suisse le Temps. D’ordinaire, Vladimir Poutine garde le silence pendant plusieurs jours après des tragédies de cette nature.

L’attentat n’est pas encore revendiqué, mais la suspicion tombe logiquement sur les groupes terroristes opposés à l’intervention russe en Syrie. Les structures de sécurité russes ont plus d’une fois indiqué craindre le retour de combattants d’origine russe ou d’anciennes républiques soviétiques partis combattre au Proche-Orient. Ces combattants seraient au nombre de 7000 et certains d’entre eux seraient déjà revenus en Russie. L’attentat de Saint-Pétersbourg jette désormais une ombre sur l’année électorale qui se profile. Dans le passé, chaque attentat sur le sol russe avait conduit le Kremlin à instaurer des restrictions des libertés publiques.

La conférence internationale sur l'avenir de la Syrie qui débute aujourd'hui à Bruxelles

Certains acteurs clés du conflit, comme la Turquie ou la Russie, ne devraient d'ailleurs pas être représentés au plus haut niveau à Bruxelles... Cette conférence - à laquelle plus de 70 pays et organisations internationales ont été conviés - servira à faire le point sur les promesses de dons faites par la communauté internationale en février 2016 lors d'une réunion similaire à Londres.

Près de 11 milliards de dollars d'aide et 41 milliards de dollars de prêts à taux avantageux avaient alors été promis sur plusieurs années. Mais l'ONU a fini l'année 2016 sans financements pour près de la moitié de ses programmes liés au conflit syrien, qu'elle a décrit comme "la pire catastrophe provoquée par l'homme depuis la Seconde Guerre mondiale" rapporte le Washington Post.

Pour 2017, les Nations unies estiment avoir besoin de 8 milliards de dollars, dont la moitié pour les réfugiés syriens et les communautés des pays de la région qui les accueillent.

Mais au-delà, l'Union européenne, qui co-organise cette conférence avec les Nations unies, entend mettre tout son poids au service des négociations entre l'opposition et le régime sous l'égide de l'ONU, en évoquant les pistes d'action pour la reconstruction de la Syrie.

Des messages contradictoires.

L'union européenne en complète contradiction avec l’Administration Trump sur le rôle de Bachar al-Assad en Syrie titre le Guardian ce matin.

"Bien trop souvent, nous avons attendu que le conflit se termine pour préparer l'après et c'était alors bien trop tard", explique la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

Elle ne l'a pas explicitement mentionné mais les Européens ont tous en tête l'Irak depuis l'intervention américaine de 2003, ou la Libye, plongée dans le chaos depuis les frappes occidentales en 2011 pour chasser Mouammar Kadhafi rappelle la presse britannique...L'ambassadrice américaine à l'Onu Nikki Haley confirme que Washington ne considère plus le départ d' Assad comme une priorité pour mettre fin au conflit. Il faut choisir ses batailles" a t elle ajouté "quand vous regardez la situation , il faut changer nos priorités et notre priorité n'est plus de rester assis là à nous concentrer sur comment faire partir Assad"...

Dans une lettre ouverte publiée dans le Guardian...plus de 80 parlementaires de tous bord politique mettent en garde l'union européenne de précipiter le programme de reconstruction de la Syrie tant qu'il ne sera pas établi un large consensus politique...Vouloir aller trop vite pourrait être perçu comme une approbation à la volonté de Bachar al-Assad de garder le contrôle du pays et une trahison vis a vis des aspirations de la population civile". L'union européenne en étant le plus grand donateur financier devrait avoir son mot a dire dans les négociations sur la transition politique et l'avenir de la Syrie. Cette lettre ouverte fat écho à la mise en garde des ONG syrienne qui craignent que la reconstruction prématurée ne mène au soutien implicite à Bachar al-Assad...

Les délégations doivent se retrouver pour une session plénière mercredi matin , comme l'an dernier, la Russie se fera représenter par un ambassadeur et les Etats Unis par un sous secrétaire d' Etat aux affaires politiques.

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