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L'ex ministre français de l'économie  Emmanuel Macron

Les histoires d'amour finissent mal, en général

5 min

Chaque matin, l’actualité vue au travers de la presse étrangère. Aujourd’hui : une loi pour les maris trompés en Allemagne, la trahison d’Emmanuel Macron en France, la rencontre improbable entre Zuckerberg et le Pape au Vatican et les déboires conjugaux de la conseillère d’Hillary Clinton aux USA.

L'ex ministre français de l'économie  Emmanuel Macron
L'ex ministre français de l'économie Emmanuel Macron Crédits : Benoit Tessier - Reuters

On les appelle en Allemagne «les enfants du coucou», du nom de cet oiseau aux mœurs étranges puisqu’il a pour habitude de parasiter le nid des autres en y pondant ses œufs, à l’insu du locataire officiel. Ce matin, en Allemagne nous apprend la correspondante du TEMPS de Lausanne, Angela Merkel s’apprête à présentée une loi controversée, puisqu’elle pourrait bientôt obliger les femmes à révéler le nom de leurs amants, lorsqu’un père doute de sa paternité. Selon les estimations, entre 1 et 10% des enfants naîtraient, en effet, chaque année d’une relation extraconjugale et seraient élevés par un «père» ignorant qu’il n’est pas, en réalité, le géniteur. Soit près de 80 000 naissances par an, souligne l'hebdomadaire allemand FOCUS.

Pour la première fois dans l’histoire allemande, note de son côté le TAGESSPIEGEL, une loi va donc obliger les femmes à parler de leurs partenaires sexuels. Et qui trouverait cela étonnant n’aurait pas totalement tort, estime l'éditorialiste. Sans compter que la nouvelle loi va certainement provoquer de nouveaux conflits et autres insatisfactions.

Mais le texte serait donc un mal nécessaire pour renforcer les droits des pères. Il faut dire que, jusqu'à présent, la justice n’était pas franchement favorable à ces pères bernés, qui ont élevé en l’ignorant pendant des mois, voire des années, un enfant qui n’était pas le leur, mais obligés de continuer à verser de lourdes pensions alimentaires, une fois la supercherie démasquée. Désormais, si le texte est adopté, une femme infidèle pourra être amenée à devoir avouer le nom des hommes qu’elle a fréquentés au moment de la conception, afin d’obliger le véritable géniteur à prendre en charge les frais d’éducation de l’enfant. Quant au père trompé, il pourra exiger un remboursement de ces frais sur une période rétroactive allant jusqu’à deux ans, le texte considérant qu’on ne peut pas totalement détricoter une histoire familiale, à laquelle l’homme a lui-même participé jusqu’à l’apparition de doutes sur sa paternité.

Une autre histoire de paternité qui tourne mal

Infidélité, trahison, tout y passe y compris jusqu'à ceux qui considèrent qu'en agissant de la sorte il vient de tuer le père. -Il- c'est évidemment Emmanuel Macron, dont l'éditorialiste du SOIR de Bruxelles considère qu'il a fini par ne plus se contenter de brandir son arme et s’est résolu à tuer le père.

Quoi qu'il en soit, émancipé aujourd'hui de son mentor, Emmanuel Macron n’a donc plus qu’à tenter de voler de ses propres ailes. Reste que face à celui qui lui a tout donné, comprenez François Hollande, la bataille sera sans merci, prédit toujours LE SOIR. Car bien sûr, déjà, les rumeurs enflent sur la possible participation du fils rebelle à la prochaine présidentielle, prévient THE GUARDIAN. De part et d'autre de l'Atlantique, il n'est pas un journal ce matin qui ne lie la démission d'Emmanuel Macron à ses ambitions présidentielles. BBC, NEW YORK TIMES, WALL STREET JOURNAL, tous le voient lorgner vers 2017. Ce qui n'est visiblement pas pour déplaire, d'ailleurs, à l'éditorialiste de la SÜDDEUTSCHE ZEITUNG, pour qui Emmanuel Macron, c'est, dit-il, la voix de la France modérée et moderne. Pourquoi la démission d'Emmanuel Macron est une bonne nouvelle pour la France ?, interroge à son tour son confrère du TEMPS, sans laisser planer le moindre doute quant à la réponse à apporter : à lui, dit-il, l'audace, la jeunesse, le monopole des idées novatrices, la remise en cause des totems socialistes et la face éclairée du libéralisme global.

Après les liaisons dangereuses en Allemagne et les complots de famille en France, une union pour le moins étonnante au Vatican

Lundi dernier, Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook s’est rendu à Rome pour une entrevue avec François, l'autre, le souverain pontife. D'où cette question du magazine THE ATLANTIC, repéré par le Courrier International : pourquoi ces deux hommes, que tout éloigne, peuvent-ils bien vouloir se rencontrer ? Difficile, en effet, d’imaginer ensemble deux leaders mondiaux plus différents que ceux-là. Zuckerberg a été élevé par une famille juive, se définit comme athée et se sert souvent de son influence pour gagner de l’argent et développer son pouvoir politique. A l'inverse, le pape estime que le progrès technologique suit un objectif dangereux, directement lié à la recherche du profit.

Mais, de ce point de vue, Zuckerberg est sans doute l’une des personnes que le pape François aimerait justement le plus convaincre, estime le magazine américain, quant aux moyens à mettre en œuvre pour lutter contre la pauvreté grâce aux nouvelles technologies. Quant à Zuckerberg, il adorerait devenir plus influent chez les catholiques, de plus en plus nombreux en particulier dans de nombreuses régions d’Afrique et d’Amérique du Sud. Alors l'histoire ne dit pas si les deux hommes ont réussit à se convaincre mutuellement. Le site de L'ESPRESSO, en revanche, rappelle lui qu'en janvier dernier le pape avait prêché pour un bon usage de la communication qui aide à sortir des cercles vicieux des condamnations et des vengeances. Suivez mon regard ...

Une mauvaise passe pour la conseillère secrète d’Hillary Clinton

Son nom n'est pas souvent cité et pourtant la candidate démocrate à la présidentielle a dit d'elle qu'elle était comme une seconde fille pour elle. A 40 ans, Huma Abedin est à la fois la femme de pouvoir la plus secrète et réservée des États-Unis, mais aussi la plus proche conseillère d’Hillary Clinton et surtout l’un de ses principaux atouts. Une discrétion à la mesure, en revanche, des penchants exhibitionnistes de son mari, ancien représentant démocrate au Congrès de Washington et candidat malheureux à la mairie de New York. Or voilà que celui-ci, en dépit de ses promesses de faire amende honorable, a récidivé : comme il l’avait déjà fait il y a cinq ans, rappelle le correspondant du TEMPS, l'homme a envoyé des photos de lui, et surtout de son caleçon gonflé par une érection. Destinés à une admiratrice, ces clichés ont fini par être rendus publics et font la Une désormais du NEW YORK POST. Au point que le tout-Washington est à présent en émoi. Soderbergh à ne pas confondre avec Zuckerberg aurait probablement conclue ce matin : sexe, mensonges et vidéo.

Par Thomas CLUZEL

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