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Kilm Jong-un

L'escalade verbale entre Etats-Unis et Corée du nord analysée par la presse internationale

4 min
À retrouver dans l'émission

Donald Trump d'un côté qui a promis le feu et la colère au régime de Pyongyang, de l'autre la Corée du Nord qui confirme vouloir tirer des missiles vers l'île américaine de Guam. Toute la presse internationale se demande si ces déclarations guerrières pourraient réellement déboucher sur un conflit.

Kilm Jong-un
Kilm Jong-un Crédits : maxppp - Maxppp

La plupart des journaux en Corée du sud ne croient pas à la possibilité d'un conflit armé proche. C'est ce qu'écrit The Korea Herald à Séoul. L'escalade est indéniable peut-on lire, mais le risque d'une guerre nucléaire entre Corée du nord et Etats-unis apparaît très limité. D'abord parce que selon un expert militaire qui est cité, le régime de Pyongyang, malgré ses déclarations hostiles, n'a pas la volonté réelle aujourd'hui de franchir le pas. Une attaque mènerait le pays dans un conflit suicidaire face aux super-puissances nucléaires mondiales.

Côté américain également , le risque est limité. Toujours selon le même journal, le déclenchement de frappes contre la Corée du Nord nécessiterait un soutien complet de Séoul . Or aujourd'hui la Corée du sud est plus que réticente en raison des risques de représailles sur son territoire.

En tout cas, une chose est sûre, Donald Trump, avec ses propos guerriers, a une nouvelle fois provoqué l'étonnement à travers le monde. "Le président américain a stupéfié en promettant le feu et la colère" titre le journal Le Temps en Suisse. Une escalade irresponsable pour le journal L'humanité.

Les propos de Donald Trump, écrit le New york Times, sont sans précédent dans l'histoire récente. Selon le journal cela fait penser à la tonalité et à la cadence du président Truman annonçant en 1945 le bombardement américain sur Hiroshima. Les Japonnais, avait il dit à l'époque, doivent s'attendre à une pluie de ruines. Le New York Times se demande d'ailleurs si Donald Trump n'a pas voulu faire un parallèle historique en prononçant cette petite phrase guerrière contre la Corée.

Dans tous les cas poursuit le journal, que ce soit du bluff ou bien une véritable intention, le message de Trump a bousculé l'équation diplomatique dans l'une des régions les plus périlleuses du monde. Une équation où désormais les Etats-unis et la Chine pourraient se rapprocher. Pékin, rappelons le, a voté il y a quelques jours avec les Etats-Unis les sanctions économiques contre Pyongyang.

Pour le Washington Post, le bras de fer actuel avec la Corée du Nord est un moment charnière dans le nouvel ordre mondial.

En Turquie, la purge opérée par le président Erdogan contre les journalistes se poursuit jusque dans le sud de l'Europe.

Ca s'est passé en Catalogne. Les faits sont rapportés ce matin par le quotidien El Pais : Il y a quelques jours, lors d'un banal contrôle de passeport à l'aéroport El Prat de Barcelone, un homme est arrêté par la "policia nacional". Hamza Yalçin c'est son nom est un journaliste et écrivain turc exilé en Suède depuis 1984 . Il possède également la nationalité suédoise.

S'il a été arrêté par l'Espagne, c'est parce qu'en avril dernier, la Turquie a déposé contre ce journaliste un mandat d'arrêt international. Il est accusé, explique El Pais, d'avoir dans l'un de ses articles insulté le président Erdogan et d'avoir aussi défendu un groupe illégal d'ultragauche dans deux autres articles.

C'est évidemment la suite de la purge lancée par le régime turc après le coup d'état manqué de l'été dernier. Pour El Pais, "les larges tentacules du président Erdogan se sont déployées jusqu'en Espagne".

Le quotidien madrilène reprend la réaction d'un ami d'Hamza Yalçin qui est également auteur d'origine turque en Suède. Pour lui, dans cette affaire la Turquie a clairement utilisé Interpol dans un but politique pour empêcher la liberté d'expression du journaliste à travers l'Europe.

Pour le représentant de Reporters sans frontières en Suède qui est également interrogé, il est je cite préoccupant de voir que des journalistes exilés peuvent être arrêtés de la sorte. Il demande à l'Espagne de réfléchir si elle veut envoyer Hamza Yalçin dans un pays qui retient en ce moment en prison plus de 100 journalistes.

La Turquie dispose d'un délai de quarante jours pour formaliser la demande d'extradition. D'ici là, le journaliste a été placé en détention provisoire sur décision de l'Audience Nationale espagnole.

Le gouvernement de Madrid, écrit El Pais, va devoir choisir entre vexer la Turquie ou bien faire face aux organisations de défense des droits de l'homme.

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