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Veillée au bar gay Stonewall Inn à New York

Orlando : un acte de haine anti-LGBT

4 min

Chaque matin, l'actualité vue par la presse étrangère. Aujourd'hui, au lendemain de l'attaque contre un club gay d'Orlando en Floride aux Etats-Unis qui a fait au moins 50 morts et autant de blessés.

Veillée au bar gay Stonewall Inn à New York
Veillée au bar gay Stonewall Inn à New York Crédits : JUSTIN LANE - Maxppp

"C'était donc un Américain, né à New-York en 1986, il y a 29 ans, de parents afghans."

"Omar Seddique Mateen semblait le père normal d'un fils de trois ans", écrit Stéphane Bussard, le correspondant du quotidien suisse Le Temps aux Etats-Unis.

"Voici deux mois, à Miami, il avait été scandalisé, a déclaré hier son père, de voir deux gays s’embrasser devant lui et son fils."

"La raison pour laquelle le tueur s’en est pris à la communauté gay d’Orlando peut participer de son adhésion à l’islamisme radical."

"Appelons les choses telles qu'elles sont" s'agace Tim Teeman outre-atlantique dans The Daily Beast.

"C'est un massacre de masse anti LGBT"

"Un acte de haine anti-LGBT" ajoute-t-il encore."Les médias et les politiques semblent sur la retenue. Il y a comme un effacement qui ne devrait pas exister, en particulier en ce mois des fiertés aux Etats-Unis".

Il cite par exemple un titre à la Une du site web du New-York Times qui ne fait pas mention dans les premiers instants du terme "gay" avant d'être ajouté bien plus tard.

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"Le signal, selon ce journaliste du Daily Beast, d'un déni plus large qui a fleuri dans les médias et chez les commentateurs".

"Et ils ne sont pas seuls, ne vous attendez pas à ce que les Républicains et d'autres avec leurs préjugés, leur sectarisme, leur bigoterie, qui coulent dans leurs veines, ne vous attendez pas à ce qu'ils déclarent qu'il s'agisse d'une attaque contre la communauté LGBT car comment le pourraient-ils quand leur propre plate forme, leur projet politique propage exactement le même genre de haine anti-gay qui semble avoir conduit Mateen à faire ce qu'il a fait."

Le tweet de Donald Trump, probable candidat républicain à la Maison Blanche, occupe une large place dans la presse américaine.

Il est commenté par exemple pour son manque d'empathie et illustre très bien cette absence de réflexion sur un acte homophobe.

Lui qui exige du Président Obama qu'il parle de "terrorisme islamiste radical". 3 mots sinon rien. "Sinon Obama doit démissionner immédiatement" propose Donald Trump.

"Même chose pour Hillary Clinton qui doit abandonner la course à la Présidence si elle ne dit pas les mots magiques" écrit ironiquement The Daily Beast.

Et bien Obama a parlé : et il a préféré utiliser le mot de "haine". "Un acte de terreur et de haine" a-t-il dit.

"L'endroit où ces gens ont été attaqués est plus qu'une boîte de nuit. C'est un lieu de solidarité et d'empowerment", mot toujours difficile à traduire en français, mais que l'on comprend mieux en continuant d'écouter Barack Obama, un lieu où "les gens viennent ensemble pour sensibiliser, exprimer leurs opinions, défendre leurs droits civils."

C'est donc cela qui a été attaqué, c'est la haine qui a frappé.

Dans les pages opinions de USA Today, un criminologue spécialiste des tueurs de masse et des tueurs en série s'agace de "l'état d'esprit" qui est le nôtre, cette "phobie du terrorisme" qui a tout de suite envahi nos conversations.

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Même les autorités, écrit-il, ont très vite parlé de terrorisme, qu'il l'appelle international ou intérieur, domestique, peu importe.

"L'agresseur est selon lui motivé par de la haine pure, pas tant pour la société américaine, mais une haine spécifique envers les gays."

"Ces attaques d'inspiration haineuse contre les homosexuels se produisent toutes trop souvent dans ce pays, écrit-il, sans connection particulière avec le terrorisme, qu'il soit l'oeuvre d'une organisation ou d'un loup solitaire."

La preuve en est, selon lui, que le même jour, une attaque contre la marche des fiertés de Los Angeles, a été contrecarrée.

C'est à lire dans le Los Angeles Times et dans tous les quotidiens américains.

Cette inquiétude qui traverse désormais la communauté LGBT... en ce mois de juin traditionnellement mois des fiertés, période des marches pour les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transexuels aux Etats-Unis. Les plus importantes de ces "Pride" se déroulaient ce week-end, à Washington, Boston ou Los Angeles. Puis bientôt celle de New-York, le dernier dimanche du mois.

Jeudi dernier, Barack Obama recevait 300 invités pour son dernier mois des fiertés à la Maison Blanche.

C'est peut-être tout cela qui agace et qui crée le passage à l'acte en ce mois des fiertés qui coïncide avec le mois sacré de Ramadan

"Quel horrible jour pour Orlando, la fierté homosexuelle et l'histoire américaine" conclut Jonathan Capehart dans le Washington Post.

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"Il y a un an, c'était le plus joyeux mois des fiertés de l'histoire des Etats-Unis avec la Cour Suprême qui venait de légaliser le mariage entre personnes de même sexe, et maintenant la communauté LGBT et la Nation sont ensemble en deuil."

Intervenants
  • Journaliste, correspondant permanent de Radio France en Allemagne, ancien chef du service politique de France Culture
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