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Dessin représentant Poutine et Trump dans une rue de Vilnius en Lituanie

Que se sont dit Trump et Poutine lors du dîner du G20 à Hambourg ?

5 min
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Une nouvelle rencontre, d'abord tenue secrète, entre les présidents Trump et Poutine agite une bonne partie de la presse, américaine bien sûr. Mais la nouvelle est aussi reprise par la plupart des journaux européens ou du Proche Orient.

Dessin représentant Poutine et Trump dans une rue de Vilnius en Lituanie
Dessin représentant Poutine et Trump dans une rue de Vilnius en Lituanie Crédits : PETRAS MALUKAS - AFP

De quoi s'agit-il ? D'une discussion assez longue qu'ont eue les deux chefs d’État en marge du G 20 de Hambourg. C'était lors du dîner de la dernière soirée du sommet. La maison Blanche n'en avait dit mot mais elle a dû confirmer cet échange après des fuites. Une brève conversation, dit l'entourage du président américain. Que nenni!, rétorque le New York Times. Leur conversation a duré près d'une heure, c'est tout à fait inhabituel dans le cadre de ce genre de dîner et les autres convives n'en sont pas revenus, ajoute le journal, critiquant tant d'attention spéciale de la part d'un Américain envers le Russe lors d'un sommet qui réunissait pourtant les plus importants alliés des États-Unis. Le site politique The Hill rapporte que le dîner devait durer jusqu'à 22h mais que le président Trump s'est attardé jusqu'à minuit. Tout comme Vladimir Poutine note le Washington Post Leurs convois ont quitté les lieux à 4 minutes d'écart bien après le départ d'Angela Merkel, leur hôte.

The Hill s'interroge surtout sur le fait que Donald Trump était seul lors de cet échange avec le président Poutine auprès de qui il est allé s'asseoir. C'est en effet l'interprète du Kremlin qui a assuré la traduction, l'interprète accompagnant le président américain parlant le japonais et non le russe. Une véritable violation des règles de sécurité, ajoute The Hill, rappelant que Trump et Poutine avaient déjà échangé formellement dans le cadre du G20 un peu plus tôt dans la journée, un entretien qui devait durer 30 minutes et s'était prolongé 2 heures.

Si l'on observe avec une telle acuité les interactions entre notre président et Vladimir Poutine, explique The Hill, c'est bien en raison des enquêtes sur une collusion entre les proches de Trump et Moscou durant la campagne présidentielle. Aucune relation présidentielle n'a été à ce point disséquée, reconnaît le New York Times. D'ailleurs Donald Trump n'a pas tardé à réagir par tweet, dénonçant des fausses nouvelles de plus en plus malhonnêtes : "Cette fausse histoire de dîner secret est démente. Tous les membres du G20 et leur conjoint étaient invités par la chancelière allemande. La presse le savait! " Mais le problème, répond CNN, ce n'est pas que Trump soit allé au dîner, c'est qu'il a eu une discussion, qui n'avait pas été révélée, avec Vladimir Poutine, discussion en tête-à-tête dont aucun compte-rendu n'existe puisque aucun responsable américain n'accompagnait le président. Seul le Kremlin en connaît le contenu, ajoute la chaîne. Le Times cite un ancien ambassadeur en Ukraine spécialiste de la Russie à la Brookings institution : "Si j'étais au Kremlin, dit-il, je recommanderais à Poutine d'essayer de voir Trump tout seul. Et c'est ce qu'il a réussi à faire!"

La situation sur l'esplanade des moquées à Jérusalem ne laisse d'inquiéter la presse. Avec de nouveaux affrontements hier soir entre des policiers israéliens et plusieurs centaines de Palestiniens. C'est l'installation de portiques détecteurs de métaux qui suscite cette nouvelle escalade, écrit notamment le Washington Post, rappelant qu'il s'agit de l'un des lieux les plus sensibles dans la région, théâtre de confrontations majeures entre Israéliens et Palestiniens. Pour Israël, explique le journal, il s'agit d'une mesure de sécurité de routine après les attaques palestiniennes contre ses policiers la semaine dernière mais pour les Palestiniens, l’État hébreu veut tout simplement étendre son contrôle sur le site, troisième lieux saint de l'islam mais aussi vénéré par les juifs. En signe de protestation, les Palestiniens prient dans la rue à l'extérieur du site refusant de se soumettre aux contrôles.

La confrontation pourrait s'aggraver vendredi jour de prière, redoute le Washington Post. Si les mesures de contrôle et de sécurité restent en place, "nous allons droit vers une explosion". C'est la citation que met en titre de son reportage le Jerusalem Post, qui a interrogé plusieurs fidèles musulmans. Le nombre de fidèles qui viennent prier le vendredi est tel, estiment plusieurs Palestiniens rencontrés par le journal, que la police ne pourra pas les arrêter. Ce sont des dizaines de milliers de musulmans qui convergent vers la mosquée Al Aqsa tous les vendredis, explique le Jerusalem Post, venant d'Israël et de Cisjordanie. Haaretz se demande de son côté si l'on peut imaginer la vieille ville de Jérusalem sans Palestinien. "Cette question n'aurait pu être formulée si elle était inimaginable", écrit dans son éditorial, Amira Hass. Israël continue à considérer les pourparlers de paix avec les Palestiniens comme un match de football ou un combat de boxe : il faut un vainqueur et un perdant. La paix comme intérêt commun, regrette la journaliste, a disparu du lexique émotionnel et intellectuel israélien. Quant au Times d'Israël il s'inquiète du Jour de colère décrété pour ce mercredi par le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas.

L'Italie s'intéresse elle à 5 premiers suspects, inculpés dans l'effondrement de deux immeubles de logements sociaux lors du tremblement de terre qui avait quasiment rayé la ville d'Amatrice de la carte, c'était en en août dernier

Inculpés notamment d'homicide involontaire et négligence criminelle. L'effondrement de cet immeuble, la nuit du 24 août, avait fait 19 morts. Près de 300 personnes au total, rappelons-le, avaient trouvé la mort dans le séisme.

Mais le bilan aurait peut-être été moins élevé si les normes de construction avaient été respectées. Le Corriere della Sera fustige ces matériaux de mauvaise qualité, l'absence totale de respect des normes anti-sismiques. En accusation : l'ingénieur qui avait dirigé les travaux, l'ancien adjoint qui avait validé la conformité des immeubles, le directeur de l'entreprise de construction, le président des HLM qui, alors qu'il avait pleinement conscience des irrégularités, a demandé et obtenu le certificat de conformité et le géomètre qui a homologué les travaux malgré la mauvaise qualité du béton

Les 5 suspects ont entre 60 et 85 ans, note le Corriere Adriatico, ajoutant que c'est une affaire de profits.

Selon les magistrats en charge de l'enquête, rapporte le journal, ces immeubles qui ont enseveli des familles entières ont été construits à l'économie. "Leurs occupants seraient morts quelle qu'ait été la force du tremblement de terre", abonde Il Sole 24 Ore citant les juges. Le fait que l'on parle d'un immeuble construit par l'Etat, poursuit le journal citant le procureur, nous affecte tous". "C'est une responsabilité publique d'une intense gravité. Les fondations étaient trop fragiles et l'armature trop fine. Voilà ce qui explique que ces immeubles se sont effondrés quand d'autres tout autour sont restés debout", ajoute le journal.

Marie-Pierre Vérot

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