LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Le drapeau catalan

Référendum sur l'indépendance de la Catalogne : le bras de fer continue entre Madrid et Barcelone

5 min

Ce bras de fer entre pro et anti indépendance est désormais devenu quotidien à l'approche du premier octobre, la date choisie par les indépendantistes catalans pour organiser leur référendum sur l'avenir de la région. Dans ce contexte, les deux camps ont lancé chacun hier de leur côté un appel.

Le drapeau catalan
Le drapeau catalan Crédits : Sébastien Berriot - Radio France

A Barcelone d'abord, les responsables de la généralitat ont voulu rassurer, comme l'explique le journal La Vanguardia. Rassurer alors que les obstacles sont nombreux autour de ce référendum, juridiques et aussi politiques. Mais, écrit La Vanguardia, le président catalan Carles Puigdemont et ses partisans ne prévoient pas de scénario autre que celui du référendum.

Le président de la généralitat de Catalogne, Carles Puigdemont
Le président de la généralitat de Catalogne, Carles Puigdemont Crédits : Sébastien Berriot - Radio France

Le ministre catalan de la culture assure qu'il y aura bien le premier octobre des urnes à disposition, avec des bulletins de vote, une commission électorale et des observateurs internationaux.

Déclarations fermes, écrit La Vanguardia, en dépit des nombreuses questions qui restent à clarifier : le corps électoral n'est pas encore figé, on ne sait pas où seront installés les bureaux de vote, les fonctionnaires catalans prendront ils le risque de participer à l'organisation du scrutin? Ils risquent des sanctions judiciaires, car pour Madrid, le référendum est totalement illégal et anti-constitutionnel.

Madrid qui fera tout pour empêcher le vote. En témoigne le titre du journal El Pais ce matin : "Mariano Rajoy a assuré au roi Felipe 6 que le référendum en Catalogne n'aura pas lieu." Il dénonçe un défi lancé à l'unité territoriale de l'Espagne. Le chef du gouvernement a une nouvelle fois indiqué qu'il n'hésiterait pas à faire appel à la justice et à la cour constitutionnelle pour empêcher le parlement catalan d'achever sa loi référendaire. Le texte a déjà été adopté par l'assemblée régionale . Il doit maintenant être entériné par le bureau du parlement de Barcelone.

Mariano Rajoy hier après sa rencontre avec le roi à Palma de Majorque
Mariano Rajoy hier après sa rencontre avec le roi à Palma de Majorque Crédits : maxppp - Maxppp

Mariano Rajoy, explique El Pais, va tout faire dans les prochaines semaines pour rassembler les partis politiques espagnols qui sont opposés à l'indépendance. Hier, dans ce sens, il a lancé un appel au consensus à ses adversaires politiques notamment les socialistes du PSOE qui sont favorables à une réforme territoriale pour répondre à une partie des attentes de la Catalogne. Mariano Rajoy leur a demandé de ne rien faire avant la date du référendum.

Le chef du gouvernement espagnol a dans cette bataille un atout sérieux : les catalans eux-mêmes qui contrairement à leurs dirigeants ne sont pas forcément favorables à l'indépendance. La Vanguardia donne les chiffres du dernier sondage. Seulement 41% des Catalans se disent prêts à voter en faveur de l'indépendance le premier octobre.

Un chiffre qui ne décourage pas le président de la Catalogne, qualifié par Médiapart de missionnaire de la Catalogne indépendante. Carles Puigdemont, écrit le journal en ligne, dirige la région avec une seule obsession : provoquer la déconnexion avec l'Espagne.

Le Brexit inquiète beaucoup en Irlande du nord

On disait hier dans cette même revue de presse que l'une des priorités de la commission européenne dans le cadre des négociations sur le Brexit, c'est de trouver un accord avec les britanniques sur la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du nord. Le New York Times consacre ce matin à sa une une long article sur le sujet, avec ce titre : "Le Brexit vient menacer une paix durement acquise en Irlande".

Une partie de l'île au sud, écrit le journal, restera en Europe, alors que l'autre au nord ne le sera plus. Le retour de la frontière, c'est la crainte de revoir les anciens checkpoints qui rappellent les années de violence écrit le New York Times.

Réimposer une séparation explique de son coté le président de la chambre de commerce de Londonderry, deuxième ville d'Irlande du nord, c'est comme remettre le mur de Berlin après l'avoir fait tomber.

Cela aura un impact sur l'économie. La circulation des marchandises sera plus compliquée, mais le plus grave analyse le New York Times, c'est la crainte de voir les progrès de ces dix dernières années anéantis. La réintroduction de la frontière pourrait venir remettre en cause tous les efforts de réconciliation consentis entre catholiques et protestants.

Theresa May a tenté de rassurer en expliquant qu'il n'était pas question de revenir à la frontière du passé, avec barbelés et militaires, mais ses propos n'ont pas convaincu beaucoup d'habitants d'Irlande du nord. Localement on soupçonne le gouvernement britannique de vouloir profiter du Brexit pour reprendre le contrôle de la frontière et restreindre les possibilités de déplacement.

Témoignage d'une habitante qui se souvient des années noires avec des tanks et des militaires armés à la frontière...Elle n'arrive pas à effacer ces images de peur et comme elle, beaucoup d'habitants ne veulent pas que le Brexit soit synonyme de retour en arrière.

L'équipe
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......