LE DIRECT
Tabarnia, canular des opposants à l'indépendance catalane.

La petite province de Tabarnia en Catalogne vient de décider de faire sécession

5 min
À retrouver dans l'émission

La tradition du poisson d'avril se perpétue fin décembre. Les actualités (et leur traitement par la presse) ne sont pas sans humour, sans un fort sens de l'absurde.

Tabarnia, canular des opposants à l'indépendance catalane.
Tabarnia, canular des opposants à l'indépendance catalane. Crédits : PAU BARRENA - AFP

A commencer par cette information, relatée par El País et Le Temps. La petite province de Tabarnia en Catalogne vient de décider de faire sécession. Les citoyens de Tabarnia réclament leur indépendance car depuis trop longtemps, expliquent-ils, ils souffrent de la corruption des leaders politiques catalans qui les laissent dans la misère. Ainsi, ces citoyens ont lancé une pétition sur Internet qui recueille déjà plusieurs dizaines de milliers de signatures. Mais heureusement, heureusement, ceci n'est pas un nouvel épisode d'un profond déchirement régionaliste de l'Espagne. Tabarnia, contraction de Tarragone et Barcelone est une province fictive. L'initiative se veut sarcastique.

Derrière se cachent des anti-sécession de la Catalogne. Il s'agissait pour eux, nous dit El País, de moquer les arguments historiques du camp indépendantiste. D'utiliser leur discours pour les placer devant un miroir au reflet extrêmement inconfortable. L'effet n'est pas garanti, mais il aura au moins fait rire la Toile en Espagne toute la journée d'hier.

Il est un sujet, en revanche, qui ne fait pas rire une partie des habitants du Liberia. Le site de la RTBF nous raconte le second tour de la présidentielle. Hier, les électeurs ont voté pour départager l'ex-star du football George Weah au vice-président Joseph Boakai. Journée de vote dont le bon déroulement général a été salué par les observateurs. Le dépouillement est en cours. Les résultats seront connus dans les prochains jours.

Le temps pour la population de se demander où va vivre le président fraîchement élu. Car voyez-vous, comme précisé par le New York Times, le Palais présidentiel est hanté. Et là, il ne s'agit pas d'un canular. Le journal raconte le destin tragique des chefs d'état qui ont vécu dans le "manoir", comme on l'appelle là-bas. William Tubman, William Tolbert, Samuel Doe... Pour beaucoup de libériens, le lieu est maudit. 

William Tolbert y a par exemple été assassiné un matin alors qu'il était encore au lit. On peut, parait-il, encore aujourd'hui, sentir des fantômes préparer son petit déjeuner. Là-bas, on y croit dur comme fer.  Mais pourquoi alors, l'actuelle présidente sortante, Ellen Johnson Sirleaf, est-elle encore en vie ? Parce que le Palais, explique le quotidien, est en travaux depuis son arrivée, elle a toujours vécu chez elle, comme par hasard...

Superstition et absurde dans la presse, mais aussi de l'inattendu.

Ces derniers jours, on a beaucoup parlé de la reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël. Décision largement analysée, commentée... Souvent perçue comme une folie qui met en péril le processus de paix entre israéliens et palestiniens. Seulement, ce processus de paix et ces négociations sont toujours d'actualité nous dit le Jerusalem Post. Mais ni l'Europe, et encore moins les Etats-Unis sont à la manœuvre.

"La Chine et le Japon sont ils les nouveaux médiateurs du processus de paix ?", s'interroge en titre le journal. Aux yeux de l'autorité palestinienne, Donald Trump ne peut plus être médiateur depuis sa dernière décision. La Chine et le Japon, tentent donc discrètement de faire continuer les discussions diplomatiques entre les deux parties, à petits pas, pour une solution à 2 états. Le Japon tente par exemple d'organiser un sommet à Tokyo pour relancer les négociations.

Et la semaine dernière, apprend t-on, en pleine crise de la reconnaissance de Jerusalem, des délégations israéliennes et palestiniennes se rencontraient, non pas en terrain neutre, à Genève, mais au contraire, chez une superpuissance, à Beijing pour évoquer l'avenir du processus de paix. Dans la vie, Il y a les pyromanes, et les pompiers. Ces derniers ne sont pas toujours ceux qu'on attendait.  

Le cas du pyromane politique, Donald Trump.

Qui se repose en Floride après une année bien chargée. Mais savez-vous seulement, quel était son dernier combat avant de partir en vacances ? La réponse nous est donnée par le quotidien Haaretz. La Guerre de Noël. C'est épuisant, rien que de l'imaginer. Je vous laisse soupirer un instant... La Guerre de Noël donc. Guerre qu'il est persuadé d'avoir gagné. 

Aujourd'hui, aux Etats-Unis, grâce à Donald Trump, on aurait à nouveau le droit de souhaiter "Joyeux Noël". Référence au refrain éculé par le camp conservateur depuis une dizaine d'années. Théorie complotiste qui laisserait entendre que les progressistes empercheraient, avec leur politiquement correct et leur approche inclusive, de se souhaiter "Joyeux Noël", pour ne pas heurter les sensibilités différentes. A grands coups de messages tweetés en majuscule et de clips télévisés donc, le président américain n'a pas arrêté ces derniers jours, d'expliquer que dans son Amérique à lui, contrairement à celle d'Obama, on est libre et on dit "Merry Christmas"... 

Mais selon les différentes enquêtes d'opinion, précise Haaretz, la majorité des américains -heureusement- se moque complètement du fait qu'on dise "Joyeux Noël" ou "Bonne fêtes de fin d'année", et pense qu'il s'agit en fait d'un délire monomaniaque d'une partie de l'électorat extrémiste de Donald Trump. Et, le journal, de sortir de sa hotte maléfique de passeur de fake news, comme dit Donald, ce tweet d'Ivanka Trump, en photo, posant devant un sapin avec simplement indiqué "Happy Holidays!"

Revue de presse par Adrien Toffolet.

L'équipe
Production

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......