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Le président russe, Vladimir Poutine

Sur quelle mystérieuse planète vivons-nous ?

5 min
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Au cours d’un exercice dont il est friand, face à la presse, le président russe s'est posé, hier, en seul garant de la stabilité de son pays. Vladimir Poutine a été amené à s'expliquer sur l'absence de réel concurrent à ce scrutin, pour lequel il est crédité de 75% des intentions de vote.

Le président russe, Vladimir Poutine
Le président russe, Vladimir Poutine Crédits : ALEKSEY NIKOLSKYI / SPUTNIK

Quoi de mieux, pour lancer une campagne électorale, qu'une bonne vieille conférence de presse ? Pas n'importe laquelle, évidemment. Une conférence retransmise en direct, sur trois chaînes télévisées à la fois et autant de radios, avec face à soi un bon millier de journalistes, brandissant des pancartes en tout genre dans l’espoir d’améliorer leurs chances d’obtenir le micro. Bref, une grand-messe comme Vladimir Poutine les aime et surtout à laquelle il est rôdé, puisque comme le rappelle le site russe RBC DAILY, à l'exception de la période où il était Premier ministre, voilà 18 ans que le chef du Kremlin se prête, chaque année, à l'exercice. Hier, l'événement était toutefois un peu particulier puisqu'il s'agissait de marquer le coup d’envoi de la campagne électorale. Et comme l'issue du scrutin ne fait guère de doute, cela signifie qu'au terme de son prochain mandat, en 2024, Vladimir Poutine aura passé vingt-quatre ans aux commandes de son pays. Ou dit autrement, dans l’histoire contemporaine du pays, il n’y aura plus que Joseph Staline pour dépasser une telle longévité. Mais, l'usure du pouvoir touchant n’importe quel dirigeant, constate LE TEMPS, un soin particulier devait donc être apportée à la préservation d'une illusion de démocratie. D'où ce fameux jeu des questions-réponses. Sauf que Vladimir Poutine, bien entendu, s’est d’autant plus volontiers prêté à l’exercice qu’il ne risquait pas grand-chose. Durant cette séance d'amour qui aura duré 4 heures, ironise le site de CBC, de nombreuses réponses de Poutine ont été suivies d'applaudissements soutenus. Quant aux médias occidentaux ils n'ont été sollicités que ... deux fois. En clair, poursuit le correspondant de la chaîne canadienne, l'événement aura plus souvent ressemblé à une scène du Parrain qu'à un véritable exercice de questions/réponses avec des journalistes. En réalité, la seule question qui fâche aura finalement été posée par la journaliste de la chaîne de télévision indépendante Dojd, Ksenia Sobtchak, également candidate à la présidentielle. «Etre opposant en Russie, cela signifie qu’on va soit te tuer, soit te coller en prison », a-t-elle lancée, avant d'ajouter : «Pourquoi le pouvoir a-t-il si peur de la concurrence» ? «Le pouvoir n'a peur de personne», a aussitôt répliqué Vladimir Poutine, brandissant le chiffon rouge de l'Ukraine aujourd'hui en proie à une fronde politique menée par l'opposant Mikheïl Saakachvili. «Vous voulez que nous ayons des tentatives de coup d'Etat ? Je suis convaincu qu'une majorité de citoyens russes ne le veut pas et ne le permettra pas». A bon entendeur ..., conclue simplement le correspondant du TEMPS. 

Et puis s'agissant, cette fois-ci, des accusations de collusion entre les autorités russes et l'entourage de Donald Trump, Vladimir Poutine a répondu que tout cela avait été «inventé par les gens dans l'opposition contre Trump». De son côté THE WASHINGTON POST rapporte, lui, qu'un nouvel e-mail du publicitaire Rob Goldstone fait pourtant mention d'une possible réunion entre Poutine et Trump pendant la campagne électorale. La rencontre, qui n'a finalement pas eu lieu, devait se tenir à l'occasion d'une fête d'anniversaire pour le père de l'un de ses clients, à Moscou. Rappelons que Rob Goldstone c'est lui, déjà, dont un précédent mail avait établi qu'il avait proposé au fils aîné de Donald Trump de rencontrer un avocat russe, lequel affirmait pouvoir l'aider à discréditer Hillary Clinton. 

Et direction, à présent, les Etats-Unis justement où Donald Trump a réussi, hier, à tuer la neutralité du Net. Comme attendu, la Commission fédérale des communications a voté par trois voix contre deux pour abolir ce principe. Ce qui signifie que les fournisseurs américains d'accès à Internet pourront, désormais, gérer leur réseau comme ils le souhaitent. D'où cette question soulevée par le site POPULAR MECHANICS : L’âge d’or d’Internet touche-t-il à sa fin ? La suppression de la neutralité du Net n’est pas catastrophique, dit-il, au sens où elle n’anéantira pas immédiatement et complètement le web. Mais elle crée un prisme qui intensifiera les défauts d’Internet à un niveau plus fondamental qu’avant. En clair, conclue l'article, la fin de la neutralité du Net nous engage sur une pente glissante dont on risque de ne pas se relever. 

Et dans ce monde où décidément plus rien ne nous étonne, on apprend que Madrid est en train de blinder sa frontière pour empêcher un retour furtif de Carles Puigdemont.Poursuivi par la justice espagnole, l’ex-président catalan est réfugié en Belgique depuis le 30 octobre dernier, d’où il mène campagne en vue des élections régionales du 21 décembre. Or d’après EL PERIODICO, repéré par le Courrier International, la police a détecté des indices laissant croire que Carles Puigdemont pourrait faire une apparition éclair pour motiver ses troupes. Le gouvernement en est convaincu : dans l’entourage de Puigdemont à Bruxelles, certains prônent de frapper un grand coup en faisant rentrer leur leader le temps d’un meeting, indique le journal catalan. D'après son confrère en ligne OK DIARIO, le plan consisterait à faire passer la frontière à Puigdemont en le maintenant caché dans une voiture. Du coup, le ministère de l’Intérieur a ordonné de renforcer les contrôles à la frontière avec la France. Pour la police espagnole, il est hors de question que ce retour ait lieu, car il pourrait non seulement mobiliser un peu plus encore les séparatistes lors des élections mais constituerait, surtout, une humiliation pour Madrid.

Enfin, pour tous ceux qui souhaiteraient quitter la Terre (quels que soient leurs motivations) pour rejoindre la mystérieuse planète rouge, sachez que pour comprendre la vie sur Mars, vous pouvez déjà commencer par visiter le désert de Danakil en Éthiopie. Non loin de la frontière érythréenne, on trouve en effet l'une des régions les plus inhospitalières et les moins documentées au monde. Là-bas, les sels jaune acide qui recouvrent une épaisse couche de lave durcie font de cette dépression la zone terrestre qui ressemblerait le plus à Mars, rapporte le site THE CONVERSATION. Le tableau n'est pas franchement des plus idylliques : des gaz toxiques saturent l'air et le pH y est extrêmement acide. Mais les nouveaux chercheurs qui s'y aventurent, précise à son tour le magazine SLATE, y ont tout de même trouvé des formes de vie microbienne, de l'ordre des extrêmophiles, comprenez ces organismes qui se développent seulement dans des milieux extrêmes, d'un point de vue purement … humain.

Par Thomas CLUZEL

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