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La philo peut-elle s'enseigner dans toutes les classes ? / La mobilisation du privé à l'occasion de la manifestation du 27/09/11

59 min
À retrouver dans l'émission

1er partie : Seconde, primaire, maternelle, la philo peut-elle s'enseigner dans toutes les classes ?

- Paul Mathias ,Doyen de l'inspection générale

  • M. Francis Foreaux , Inspecteur académique - Inspecteur pédagogique régional de philosophie

- Valéry Pratt, Professeur agrégé de philosophie au Lycée de La Versoie à Thonon-les-Bains

- Denis Kambouchner , enseignant à Paris I, "De bonnes raisons d'être méchant ?" ed.Gallimard-Jeunesse Giboulées 2010

Les rencontres philosophiques de Langres

2ème partie : la mobilisation du privé à l'occasion de la manifestation du 27 septembre.

- Bruno Lamour , secrétaire générale FEP / CFDT

- Laurence Roger , présidente Nationale de l’enseignement Chrétien SNEC / CFTC

REACTION D'AUDITEUR :

Je suis professeur de philosophie et je souhaite réagir à l'émission "enseigner la philosophie avant la terminale" que j'ai pu écouter avec grand intérêt cet après-midi. Après une description d'un beau travail pédagogique fait en classe de 1ère (si j'ai bien retenu le niveau dont il s'agissait) autour de l'écart représentation/ réalité, en collaboration avec les professeurs d'histoire-géographie, le tout développé de façon très intéressante autour des thèmes de la carte, des régions géographiques et du paysage, M. Francis Foreaux, inspecteur pédagogique régional, rebondit en soulignant que ce qui est ici important et porteur, c'est que "avec l'autre professeur, [le professeur de philosophie] se met d'accord sur un projet"; puis que, plus largement, pour extrapoler à partir de cet exemple particulièrement réussi,pour cet élargissement de la philosophie vers les classes antérieures à la terminale "la condition, c'est qu'il y ait un vrai travail en commun qui soit fait entre les enseignants". Je cite très précisément car c'est bien là exactement que le bât blesse:la question est alors comme très souvent de savoir quels moyens l'institution, quand bien même elle affiche cette intention novatrice et louable, donne effectivement pour accomplir ce qu'elle préconise! L'année dernière, des "appels à projet" ont été faits dans toutes les académies afin que des professeurs de philosophie mettent en place ce genre de projet. Mais dans quelles conditions? Il faut que chacun sache, en dehors des milieux professoraux, ce que tout le monde sait à l'intérieur: comme beaucoup trop souvent dans des situations similaires, il a été spécifié que pour mettre en place ces projets, AUCUNE HEURE DE CONCERTATION N'ETAIT PREVUE comme comptée de droit au service des professeurs. Je cite à nouveau les propos de M. Foreaux: un travail en concertation, en commun entre les professeurs, "c'est bien [...] la directive qui est donnée [...] dans toutes les académies": donc oui, comme d'habitude, la "directive" est donnée - mais les moyens EXPLICITEMENT REFUSES pour cela! Conclusion, comme trop souvent toujours, le professeur s'il veut s'engager doit travailler gratuitement au prétexte de sa conscience professionnelle et de sa passion pour son métier et sa discipline. Dans quel métier, précisément,jugerait-on cette situation rien moins que NORMALE?

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