LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

100 ans après sa découverte, à quand la supraconductivité à température ambiante ?

57 min
À retrouver dans l'émission

L'affiche de la commémoration des 100 ans de la supraconductivité
L'affiche de la commémoration des 100 ans de la supraconductivité
L'affiche de la commémoration des 100 ans de la supraconductivité ©CNRS Une fois n’est pas coutume, commençons cette émission par une équation. Ne craignez rien, il s’agit de l’une des équations les plus simples de la physique et son énoncé pourrait ranimer quelques souvenirs chez bon nombre d’entre vous. Il s’agit en effet de : U=RI qui définit la relation entre la tension électrique et l’intensité du courant qui traverse un conducteur. Cette loi physique a été découverte par l’Allemand Georg Ohm en 1827 et elle est depuis connue sous le nom de loi d’Ohm. En électricité, ce que nous utilisons, c’est bien l’intensité du courant. Or, la loi d’Ohm nous indique que cette intensité est égale à la tension divisée par la résistance du matériau. Ainsi, plus la résistance est grande, plus l’intensité est faible. Et elle peut devenir nulle dans le cas d’un matériau isolant, comme le verre, céramique ou certains plastiques dont la résistance est infinie. A l’inverse, peut-on imaginer des matériaux dont la résistance serait nulle et qui permettraient d’obtenir une intensité quasi-infinie ? Depuis 1911, la réponse à cette question est oui. Le physicien néerlandais Kamerlingh Onnes travaillait alors sur la liquéfaction de l’hélium qu’il avait réussi à obtenir en 1908 en abaissant sa température jusqu’à -271,6°C, soit 1,5 °K, soit une température très proche du zéro absolu, -273,15°C ou 0°K. Le 8 avril 1911, il y a presque exactement 100 ans, alors que Kamerlingh Onnes mesure la résistance électrique du mercure, il constate qu’elle devient nulle à la température de 4,2 °K, soit – 269,95 °C. Le physicien et son équipe venaient de découvrir un nouveau phénomène, la supraconductivité, qui lui vaudra le prix Nobel en 1913.
Heike Kamerlingh Onnes, découvreur de la supraconductivité, en 1878. Prix Nobel en 1913
Heike Kamerlingh Onnes, découvreur de la supraconductivité, en 1878. Prix Nobel en 1913
Heike Kamerlingh Onnes, découvreur de la supraconductivité, en 1878. Prix Nobel en 1913 ©Creative Commons Depuis, les physiciens du monde entier travaillent sur le sujet et les applications industrielles de la supraconductivité se sont multipliées. Au cours de ces 100 ans de travaux sur la supraconductivité, quels progrès ont été accomplis en matière d’augmentation de la température à laquelle ce phénomène existe ? En effet, plus la température est basse et plus le refroidissement du matériau est consommateur d’énergie. Malgré cette contrainte de la température, quelles sont les applications industrielles actuelles de ce phénomène ? Peut-on espérer découvrir un matériau supraconducteur à température ambiante et dans quelques délais ? Quelles seraient alors les applications d’un tel matériau dans notre vie quotidienne ? Cela réduirait-il considérablement notre facture d’électricité ? Disposerions-nous d’appareils électriques fonctionnant éternellement à l’aide de deux piles ? Le rêve pour tous les équipements mobiles, du téléphone a l’ordinateur, en passant par les appareils-photos, les caméscopes mais également les pacemakers…
Aimant en lévitation magnétique au-dessus d'un supraconducteur à haute température critique.
Aimant en lévitation magnétique au-dessus d'un supraconducteur à haute température critique.
Aimant en lévitation magnétique au-dessus d'un supraconducteur à haute température critique. ©Creative Commons **Invités:** **Julien Bobroff** , professeur à l'Université Paris-Sud, chercheur au Laboratoire de Physique des Solides (UPS,CNRS), **Philippe Bourges** , directeur de recherche,, responsable du spectromètre 3-axes thermique 2T au Laboratoire Léon Brilloin, [LLB ](http://www-llb.cea.fr/)(laboratoire national de diffusion neutronique), **Jérôme Lesueur** , professeur à l'[ESPCI](http://www.espci.fr/fr/), directeur du Laboratoire de physique et d'étude des matériaux (CNRS/ESPCI/UPMC), **Bernard Raveau, ** professeur émérite à l'université de Caen Basse-Normandie, membre de l'[Académie des sciences](http://www.academie-sciences.fr/) **Vidéos:** ![](sites/default/files/2011/05/13/4252951/video-fjSyxF9b6B8.jpg) ![](sites/default/files/2011/05/13/4252949/video-XzrGKtUh83k.jpg) ![](sites/default/files/2011/05/13/4252943/video-xhygwo.jpg) ![](sites/default/files/2011/05/13/4252947/video-xio1fo.jpg)
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......