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Alimentation: quel bio pour quels bénéfices?

55 min
À retrouver dans l'émission

Dernier volet des émissions de Culture Sciences consacrées, cette semaine, à l'alimentation: "Manger, pour le meilleur et pour le pire".Les ventes de produits alimentaires bio agmentent même s'ils ne représentent aujourd'hui que 3% de la consommation des Français. Les grandes enseignes de la distribution l'ont bien compris et elles s'y lancent. Mais que peut-on dire aujourd'hui sur les réels bienfaits des produits bio sur l'environnement et la santé humaine. Débat avec Mathieu Labonne, Marie-Lise Molinier et Charles Pernin.

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Légumes cultivés par l'agriculture biologique Crédits : Elina Mark
L’alimentation bio est à la mode. Pour preuve la croissance du marché des produits qui portent cette étiquette, même s’ils ne représentent pour l’instant que 3% de la consommation alimentaire des Français, les ventes pourraient progresser de 30% entre 2014 et 2018. Le marché atteindrait alors les 6,7 milliards de dollars, selon une projection de la société d’études Precepta. Du coup, le bio ouvre aussi l’appétit... de grands groupes de la distribution, comme Auchan ou Carrefour.

Le développement de Naturalia, l’enseigne rachetée par Monoprix en 2008 et qui a doublé de taille depuis avec 95 magasins, confirme que le bio a le vent en poupe. Ainsi, l’enseigne coopérative Biocoop, avec 357 magasins adhérents dont 17 ouverts en 2014, a vu ses ventes progresser de 13,4% pour atteindre 657 millions d’euros avec un bénéfice net de 3,3 millions d’euros, selon un article publié par Le Figaro.

Marie-Lise Molinier, directrice adjointe de l’INAO (Institut National de l'Origine et de la Qualité)
Marie-Lise Molinier, directrice adjointe de l’INAO (Institut National de l'Origine et de la Qualité) Crédits : Rachel Huet - Radio France

Le même journal mentionne le sondage réalisé par l’Ifop indiquant que près de 6 Français sur 10 on déjà mangé de la viande bio et que 16% en consomment régulièrement. Ces chiffres confirment que les Français sont bien attirés par l’alimentation bio. Encore faut-il s’y reconnaître dans l’offre de tels produits. Certes, deux labels sont présent sur les étiquettes : le label AB, désignant l’agriculture biologique et le label européen. Néanmoins, il reste délicat, pour le consommateur de se faire une idée précise de la différence entre un produit bio et un produit alimentaire qui ne l’est pas.

Le vocable laisse entendre à la fois que cette agriculture conduit à une offre d’aliments plus sains, donc a priori meilleurs pour la santé et, surtout, moins agressifs pour l’environnement, c’est à dire cultivés sans ou avec moins de pesticides. Et sans OGM, les organismes génétiquement modifiés qui font peur à de nombreux Français attachés au caractère naturel de ce qu’ils mangent.

  • Comment définir un produit bio ? Que contient-il et que ne contient-il pas ?

  • Quels bénéfices pour l’environnement engendre l’agriculture bio ?

  • Peut-on attendre une meilleure santé en consommant du bio ?

  • Quel est l’impact de l’entrée des grandes enseignes de la distribution sur ce marché ?

  • Le bio préfigure-t-il un nouveau mode d’alimentation ou bien est-il voué à rester marginal ?

Mathieu Labonne, directeur de l'association Colibris
Mathieu Labonne, directeur de l'association Colibris Crédits : Rachel Huet - Radio France
Charles Pernin, délégué général du Synabio, syndicat des transformateurs et des distributeurs bio
Charles Pernin, délégué général du Synabio, syndicat des transformateurs et des distributeurs bio Crédits : Rachel Huet - Radio France
Intervenants
  • directrice adjointe de l’INAO (l'Institut National de l'Origine et de la Qualité)
  • délégué générale du Synabio, le syndicat des transformateurs et des distributeurs bio
  • directeur de l'association Colibris
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