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Pour Douglas Hofstadter, professeur de sciences cognitives à l'Indiana University, l'analogie, plus que la logique, est le mécanisme central de la pensée

Comment l’analogie structure-t-elle notre pensée ?

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L'analogie serait le mécanisme central de la pensée humaine. Il agirait sans que l'individu en ait conscience, lui dicterait le choix de ses mots, l'aiderait à comprendre les situations les plus banales de la vie quotidienne, pour le guider face à des circonstances inattendues.

Pour Douglas Hofstadter, professeur de sciences cognitives à l'Indiana University, l'analogie, plus que la logique, est le mécanisme central de la pensée
Pour Douglas Hofstadter, professeur de sciences cognitives à l'Indiana University, l'analogie, plus que la logique, est le mécanisme central de la pensée Crédits : ALBAN GROSDIDIER / HANS LUCAS - AFP

Rare sont les essais qui marquent une génération. En 1979 aux Etats-Unis et en 1985 en France, le livre intitulé « Gödel, Escher, Bach, les brins d’une guirlande éternelle », en fait indubitablement parti. Il a permis à son auteur, Douglas Hofstadter, d’obtenir le prix Pulitzer en 1980. S’il est impossible de décrire un tel livre en quelques mots, on peut néanmoins dire qu’il se distingue par sa forme qui mêle texte, formules, dessins et, surtout, des dialogues, une vingtaine, comme ceux, devenu célèbres, entre Achille et la Tortue. Gödel, Eicher, Bach, souvent désigné par l’acronyme GEB, est un ouvrage qui traverse la biologie, la psychologie, la physique et la linguistique, tout en se nourrissant de la littérature de Lewis Caroll, des mathématiques de Kurt Gödel avec son fameux théorème d’incomplétude, des dessins de Maurits Cornelis Escher et de la musique de Jean-Sébastien Bach. Il nous plonge dans une réflexion sur l’incapacité humaine à comprendre les processus de sa propre pensée.

Lorsque nous tentons de le faire, nous nous retrouvons pris dans une situation comparable à la réflexion infinie de deux miroirs placés face à face. Cette analyse des processus à l’œuvre dans la pensée humaine, Douglas Hofstadter la poursuit dans un nouvel ouvrage, coécrit avec Emmanuel Sander, professeur de psychologie à l’université Paris 8, et publié en février 2013 chez Odile Jacob. Intitulé « L’analogie, cœur de la pensée », le livre nous entraîne dans une exploration vertigineuse de ce mécanisme qui constitue à la fois le carburant et le moteur de la pensée humaine. Une fois de plus, sur près de 700 pages, Douglas Hofstadter propose, cette fois avec Emmanuel Sander, un véritable voyage initiatique à la découverte de notre propre cerveau.

Comment le projet d’un tel livre est-il né entre Douglas Hofstadter et Emmanuel Sander ?

Au moment même où l’imagerie révolutionne notre connaissance du cerveau humaine et où l’Europe lance un projet de simulation de son fonctionnement, avec le Human Brain Project dont nous avons parlé dans Science Publique le 8 février 2013, quelle place peut occuper cet réflexion sur l’analogie ?

A l’époque du triomphe du numérique, ce livre réhabilite-t-il l’analogique ?

Sur le fond, comment l’analogie structure-t-elle, souvent inconsciemment, la façon dont nous appréhendons le monde qui nous entoure ?

Quels secrets révèlent le langage le plus quotidien sur les mécanismes de notre pensée ?

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