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Comment prévoir les crises financières ?

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L'un des ouvrages parus après le début de la dernière crise.
L'un des ouvrages parus après le début de la dernière crise.
L'un des ouvrages parus après le début de la dernière crise. © La Découverte *« La chose la plus dangereuse que j'ai découverte auprès des banques, c'est que plus un établissement possède de risk-managers mathématiques plus il est en risque »* , déclarait en septembre 2008 dans le journal *La Tribune * , Nassim Nicolas Taleb. Cet ancien trader libano-américain, philosophe des sciences des hasards, que vous avez pu entendre dans l'émission *« Du grain à moudre »* sur France Culture le 5 janvier dernier, n'est pas tendre avec ces scientifiques qui sont chargés d'évaluer les risques dans les établissements financiers. Son dernier ouvrage, *Le cygne noir, la puissance de l'imprévisible * , publié par Les Belles Lettres, est déjà un best seller. Pour Nassim Nicolas Taleb, les chercheurs en modélisation mathématique de la finance ne sont rien moins que des charlatans et les rapports des banques sur leur contrôle du risque, du baratin. Or, c'est bien là toute la question. Certes, personne ne s'interrogerait si les marchés financiers étaient présentés comme régis par les seules lois du hasard. Mais depuis plus d'un siècle, les mathématiciens cherchent désespérément à découvrir quelques lois capables, au contraire, de prévoir et même de quantifier les risques pris par les banques et les traders. Et c'est un Français, Louis Bachelier qui a ouvert la voie dès 1900 avec une modélisation des variations des prix boursiers considérées comme des variables aléatoires indépendantes. Pour lui, le prix d'une action suit un mouvement brownien comparable à celui des particules. Ce modèle a été repris dans les années 1970 par les américains Fisher Black et Myron Scholes afin de quantifier l'incertitude sur la valeur future d'un portefeuille d'actions. Harry Markowitz a proposé, dès 1954, une méthode pour minimiser les risques d'un portefeuille et obtenu le prix Nobel d'économie en 1990. Mais c'est la formule de Black, Scholes et Merton qui a le plus marqué la science naissante de la modélisation mathématique en finance. Faut-il jeter à la poubelle tous les outils mathématiques de prévision des risques financiers ? Ces outils sont-ils faux, trop imprécis ou mal utilisés par les banques ? Quelles leçons la modélisation mathématique en finance peut-elle tirer de la crise actuelle ? **Une émission réalisée en partenariat avec la revue *Pour La Science* **
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