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Comment réduire la vulnérabilité des personnes en fin de vie ?

56 min
À retrouver dans l'émission

Last station nursing home. Helene Zeiger
Last station nursing home. Helene Zeiger Crédits : Ulrich Joho

Tout ceux qui ont vu le film « Soleil vert » réalisé par Richard Fleischer en 1973 se souviennent de la scène d’euthanasie. Le personnage interprété par Edward G Robinson vit ses derniers instants devant des images projetées montrant la beauté disparue de la Terre. La scène est d’autant plus dramatique que l’acteur, atteint d’un cancer, allait mourir quelques semaines après la fin du tournage. Elle pose d’une façon très crue la question de la prise en charge de la fin de vie par la société. Aujourd’hui, paradoxalement, ce sont, en partie, les progrès de la médecine qui conduisent à se poser cette question. Ils engendrent en effet à la fois une prolongation de la durée de vie que tout le monde souhaite et des difficultés particulières lorsque nous parvenons dans ce que l’on appelle la « fin de vie ». Une façon de ne pas prononcer le mot « mort » mais aussi de désigner une période plus longue dont le début apparaît à la fois mal défini et très variable selon les individus.

Concentrée sur la prolongation de la vie, la médecine moderne peine à définir son rôle lorsque la personne perd de plus en plus d’autonomie et sent son propre destin lui échapper. Lorsqu’elle se retrouve dans l’incapacité de mettre fin volontairement à ses jours, la personne âgée se retrouve ainsi dépendante de tiers. C’est à sa famille et à la médecine que revient parfois de prendre la décision et d’agir pour abréger une vie qui, techniquement, pourrait être prolongée. Le problème qui se pose alors est si délicat que les comités d’éthique et les parlementaires ont été conduits, au cours des dernières années, à tenter de définir un cadre législatif, juridique et médical à ce moment particulier de la vie.

Qu’apportent les dernières étapes marquantes dans la réflexion sur la fin de vie en France, c’est à dire la loi Leonetti de d’avril 2005 et le rapport remis au président de la république par Didier Sicard le 18 décembre 2012 ?

Huit ans après la promulgation de la loi Leonetti, qu’en est-il de son application par le corps médical ?

Quelles améliorations peuvent encore être apportées à la façon dont la société prend en charge la période de la vie dans laquelle la personne se trouve souvent en situation de vulnérabilité extrême ?

L’association entre fin de vie et mort est-elle justifiée ou bien nie-t-elle que le désir de vivre peut rester présent chez de nombreuses personnes jusqu’à leurs derniers instants ?

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Intervenants
  • journaliste à Slate.fr et docteur en médecine, auteur du blog « Journalisme et santé publique »
  • Médecin, ancien président du Comité consultatif national d’éthique, professeur émérite de médecine à l’Université Paris Descartes.
  • Maître de conférences en psychologie à Caen. directrice adjointe du laboratoire CEREV , elle a 15 ans d'expérience en hôpital gériatrique.
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