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Europe: Peut-on trouver de la vie sur ce satellite de Jupiter ?

56 min
À retrouver dans l'émission

Europe vu par la sonde Galileo en 2001
Europe vu par la sonde Galileo en 2001

La dernière lune des planétologues n'est autre qu'Europe. Ce satellite naturel de Jupiter se distingue en effet, au sein de l'ensemble des objets célestes du système solaire, par des caractéristiques qui se révèlent de plus en plus exceptionnelles, au fil des découvertes dont nous allons parler aujourd'hui. Ce nouvel objectif de l'exploration spatiale nous transporte dans l'univers de Jupiter. Lorsque vous vous éloignez du Soleil, Jupiter, c'est juste après Mars et juste avant Saturne. C'est aussi la plus grosse planète du système solaire avec un diamètre 11 fois supérieur à celui de la Terre mais une densité qui ne dépasse pas le quart de celle de notre planète. Avec, toutefois, une masse 318 fois supérieure à celle de la Terre, Jupiter est qualifiée de "géante gazeuse" car elle est essentiellement composée d'hydrogène à l'état métallique, liquide et gazeux. Pas de surface solide, donc, pour Jupiter, mais plutôt liquide avec une fine couche gazeuse et une température glaciale comprise entre -100 et -160°C.

Les quatre lunes principales de Jupiter. De haut en bas:  Io, Europe, Ganymède et Callisto.
Les quatre lunes principales de Jupiter. De haut en bas: Io, Europe, Ganymède et Callisto.

Ce caractère liquide se retrouve au sein de certains des satellites naturels de Jupiter qui n'en compte pas moins de 67 identifiés à ce jour. Dès 1610, Galilée découvre les quatre principaux: Io, Europe, Ganymède et Callisto. Quelques siècles plus tard, après les missions Pioneer et Voyager dans les années 1970, c'est la sonde Galileo qui survole Ganymède, Europe et Callisto en 1996 et prend des photos spectaculaires de ces satellites. Les astronomes affirment aujourd'hui que les structures de Ganymède et d'Europe se distinguent par la présence d'un océan d'eau salée liquide sous leur surface de glace. L'eau... c'est ce que cherchent tous les exobiologistes en quête d'une présence de vie en dehors de la Terre. Et Europe apparaît aujourd'hui comme l'un des meilleurs candidats pour l'abriter.

  • Pour quelles raisons peut-on espérer trouver de la vie sur Europe ?

  • Après les espoirs, déçus à ce jour, des recherches de vie passée sur Mars, Europe est-il devenu le dernier candidat pour la découverte de vie extraterrestre dans le système solaire ?

  • Comment détecter des signes de cette vie sur l'un des satellites de Jupiter, situé, au mieux, à 588 millions de km de la Terre ?

  • Quelles sont les futures missions qui pourraient réaliser une telle découverte ?

  • Europe est-il en passe de devenir l'un des tout premiers objectifs de l'exploration spatiale ?

Vidéos:

Intervenants
  • directrice de recherche CNRS au Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique (LESIA) à l’Observatoire de Paris
  • Planétologue à l'IRAP, Observatoire Midi-Pyrénées.
  • journaliste au magazine Science et vie
  • directeur du laboratoire de Planétologie et Géodynamique de l'université de Nantes, nommé par l'ESA en tant que scientifique interdisciplinaire sur la mission JUICE (JUpiter ICy moons Explorer), première mission Large du programme Cosmic Vision de
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