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Faut-il construire des Arches de Noé ?

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Le site de l'Arche de Noé des graines cultivées en Norvège.
Le site de l'Arche de Noé des graines cultivées en Norvège.
Le site de l'Arche de Noé des graines cultivées en Norvège. © Global Crop Diversity Trust La cave du jugement dernier... Tel est le surnom du souterrain que le gouvernement norvégien creuse à proximité du village de Longyearbyen, dans le Svalbard, un archipel de l'océan Arctique situé au-delà du cercle polaire. Le nom officiel du projet, la cave des semences mondiales de Svalbard, indique qu'il s'agit de préserver des échantillons de l'ensemble des graines cultivées sur la planète. Le site a été choisi en raison de la température qui y règne naturellement. Même en cas d'absence d'alimentation électrique, grâce au permafrost et à l'épaisse paroi rocheuse, les graines resteront gelées. L'humanité devrait ainsi préserver l'une de ses ressources vitales pour le cas où certaines graines viendraient à disparaître sous l'effet du réchauffement climatique ou de quelque autre catastrophe naturelle. Une telle initiative révèle l'inquiétude croissante des scientifiques et des Etats vis-à-vis de ce que certains qualifient de sixième extinction massive des espèces. Ce phénomène toucherait pas moins de 9% des espèces de vertébrés et 3% des plantes seraient aujourd'hui en danger d'extinction selon l'Union internationale de conservation de la nature, l'UICN. En 2006, 16000 espèces d'animaux et de végétaux étaient classées en espèces vulnérables, en danger ou en danger critique. L'urbanisation, l'agriculture intensive, le réchauffement climatique mais également la mondialisation des échanges font partie des principaux responsables de cette extinction massive potentielle. L'UICN considère qu'un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un amphibien sur trois et 70% de toutes les plantes sont en danger. Les grands signes, les vautours, les tigres sont menacés et le dauphin du Yangzi, lui, aurait déjà disparu. Coté végétaux, le bois de Pernambouc, très apprécié pur la fabrication des archets, vient de voir son commerce restreint afin de le protéger. Dans ce contexte, est-il envisageable de prendre des mesures permettant de sauver cette biodiversité qui fait la richesse et qui assure la pérennité des espèces vivantes ? Faut-il construire d'immenses Arches de Noé modernes en prévision d'un déluge d'extinction ? Ou bien faut-il admettre la fatalité d'un phénomène dont l'homme apparaît comme le principal responsable ? **Une émission en partenariat avec le Muséum national d'histoire naturelle ((MNHN). **
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