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Faut-il découper la recherche publique en morceaux ?

1h
À retrouver dans l'émission

Le malaise des chercheurs a explosé il y a presque exactement 4 ans. A l'époque, la démission collective des responsables de laboratoire, le 9 mars 2004, protestait contre les coupes budgétaires effectuées par la ministre de la recherche, Claudie Haigneré et qui avaient mis le feu aux poudres. La fronde des laboratoires avaient alors conduit les chercheurs à une victoire apparente. Plus d'argent, plus de postes. Ils semblaient avoir tout obtenu et même, peut-être, un peu plus que ce qu'ils espéraient. Grâce à leur action, largement soutenue par la population, la recherche est redevenue une priorité du gouvernement. Pour autant, les problèmes de fond de l'organisation de la recherche en France subsistent. Et les Etats-Généraux de la recherche qui ont suivi la révolte de 2004 n'ont rien fait avancer. Organismes de recherche et universités sont restés sur leurs positions. Pourtant, de nombreux signes montraient, dès cette époque, que le gouvernement, lui, savait où il allait. Sans l'exprimer ouvertement, il avait mis au point une nouvelle organisation que les chercheurs n'ont découvert que progressivement au fil des années. S'il est difficile de l'expliquer en détail, ses grandes lignes sont claires. Elles s'articulent sur l'affaiblissement des grands organismes, comme le CNRS ou l'Inserm, au profit des universités. Elles s'appuient aussi sur un nouvel acteur, l'Agence nationale de la recherche, l'ANR, dont l'objectif est de favoriser la recherche appliquée. Le gouvernement a ainsi réussi à installer la culture du fonctionnement sur projet largement pilotés par... le gouvernement lui-même. Assiste-t-on au découpage des grands organismes français de recherche en morceaux comme les réformes du CNRS ou de l'Inserm semblent l'indiquer ? Comment comprendre l'objectif final du gouvernement en matière d'organisation de la recherche française ? Quel rôle exact joueront les universités à terme ? Quel nouvel équilibre entre recherche fondamentale et recherche appliqué est-il aujourd'hui recherché ? Comment attirer les jeunes vers les laboratoires sans leur présenter un portrait plus précis de ce que sera la recherche demain, surtout dans un contexte de forte désaffection pour les filières scientifiques ? Réorganiser la recherche française sans raisonner au niveau de l'Europe a-t-il un sens lorsqu'il s'agit de se mesurer aux Etats-Unis et au Japon aujourd'hui, à la Chine et à l'Inde demain ?

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