LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

La médecine sera-t-elle de plus en plus personnalisée?

57 min
À retrouver dans l'émission

Escalier - ADN
Escalier - ADN Crédits : quapan

Les progrès de la génétique et, en particulier, ceux de la génomique qui étudie la composition des génomes grâce au séquençage sont récents. La première carte du génome humain date de l’an 2000 et les premiers génomes complets ont été publiés en 2007. C’est dire que l’impact de ces découvertes sur la médecine n’en est qu’à ses tous débuts. On se souvient encore des promesses excessives proférées en 2000, lorsque le génome était présenté comme le livre ouvert de la vie dont il allait être possible de corriger toutes les fautes d’orthographe… Depuis, la thérapie génique, si elle a réalisé quelques miracles sur les bébés-bulles soufrant d’un manque de système immunitaire grâce à Alain Fischer, semble buter sur la complexité… de ce même génome. Pas facile de corriger les erreurs de la nature à ce niveau.

En revanche, une autre voie se développe qui exploite également la connaissance du génome. Mais au lieu de chercher à le corriger, cette approche consiste à étudier la relation entre un génome particulier et l’efficacité d’une thérapie ou d’un médicament. Cette voie se développe particulièrement dans le traitement du cancer, une maladie qui se caractérise par des mutations génétiques. Leur analyse permet de mieux cibler un traitement. Mais elle révèle aussi l’extrême variété des tumeurs cancéreuses. Contrairement à d’autres maladies qui se soignent en luttant contre les effets d’agresseurs extérieurs, comme les virus ou les bactéries, le cancer provient de dérèglements internes du fonctionnement des cellules. L’ennemi se trouve donc à l’intérieur même de notre organisme. Et chacun de nous étant différent du fait d’un patrimoine génétique initial particulier et des modifications également particulières qu’il a subi au cours de la vie, les traitements ont tendance à devenir de plus en plus personnalisés.

Où en est-on dans cette évolution de la conception des thérapies et des médicaments ?

Faut-il se féliciter d’une connaissance qui va permettre de concevoir des traitements plus efficaces ?

Ou faut-il craindre les conséquences industrielles de la personnalisation des thérapies, c'est-à-dire une explosion du coût des soins engendrée par le fait qu’il ne peut plus être réparti sur une population assez nombreuse ?

Sera-t-il possible de continuer à financer l’innovation dans un tel contexte ?

Vis-à-vis des patients, comment le diagnostic va-t-il évoluer et être expliqué par les médecins ?

Est-il envisageable de tirer profit de la génétique sans se retrouver dans une impasse médicale ?

Intervenants
  • cancérologue et directeur de recherche a l’institut Gustave Roussy - Villejuif
  • journaliste scientifique free lance.
  • Président du SIDIV. Il fait partie du Comité de Pilotage de la FEFIS (Fédération Française des Industries de Santé) regroupant 12 syndicats professionnels de la santé tels que le SIDIV.
  • Pathologiste, responsable de la plateforme d'oncologie moléculaire de Haute-Normandie CHU de ROUEN
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......