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La nature peut-elle résister à l'homme?

56 min
À retrouver dans l'émission

Panda au Musée de San Diego
Panda au Musée de San Diego Crédits : Fortherock

L'impact du réchauffement climatique renforce notre sentiment de culpabilité vis à vis de la Nature. D'où le développement d'un vocabulaire qui exprime une conception assez ambigüe de l'être humain. D'un coté, il se reconnaît le pouvoir de nuire à la Nature. De l'autre, il se mobilise pour limiter les dégâts engendrés par ce pouvoir. D'où l'utilisation récurrente de mots comme : protection, conservation, préservation ou d'expressions comme "perte de biodiversité", "espèces menacées ou invasives", "extinction massive"... etc. Avec, toujours en filigrane, la fameuse citation de Descartes, que nous avons souvent croisée dans Science publique, et qui affirmait que la science peut « nous rendre comme maîtres et possesseurs de la Nature". Avec un petit frisson de démiurge à la clé.

Et si, finalement, la nature n'était pas aussi vulnérable que nous le pensons ? Si, face aux atteintes indéniables et profondes de l'homme envers son environnement, les animaux et le plantes disposaient de capacités de résistance que nous aurions sous-estimées ? Si la véritable résilience, autre mot à la mode, des écosystèmes ne se situait pas au niveau des espèces elles-mêmes mais à celui des interactions entre elles, de la complexité de leurs échanges et des équilibres insoupçonnés qu'ils sont capables d'établir, quitte à les inventer de toutes pièces ?

Crabe royal du Kamtchatka
Crabe royal du Kamtchatka Crédits : Mike Dunn

Cette hypothèse est étudiée par les "nouveaux écologues" qui s'attaquent à la compréhension des évolutions, chaotiques en apparence, de ces écosystèmes capables de s'adapter, parfois à une vitesse compatible avec le désordre introduit par l'homme. Cette Nature en mouvement possèderait, selon eux, des ressources considérables pour évoluer sans cesse et trouver les solutions nécessaires à sa survie. Quitte à se transformer en profondeur.

  • Sur quels constats se fonde la théorie des nouveaux écologues ?

  • Quels exemples peuvent étayer la résistance, ou la résilience, de la Nature face aux agressions de l'homme ?

  • Cette approche modifie-t-elle les analyses fondées sur la surveillance des espèces menacées et des espèces invasives et faut-il considérer différemment la crise de la biodiversité, par ailleurs justement dénoncée par les écologistes ?

  • Devons-nous admettre que la nature n'est pas un système statique que l'homme doit protéger, tel un sanctuaire ou un musée, mais comme un système dynamique en mouvement permanent ?

  • La compréhension des mécanismes de l'évolution de cette Nature en mouvement peut-elle permettre à l'homme d'agir plus intelligemment vis à vis d'elle ?

En partenariat avec SCIENCE ET VIE

Intervenants
  • rédacteur en chef du magazine Science et Vie
  • biologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad)
  • chercheur de l’équipe Ecologie et évolution des réseaux d’interactions (Paris 6)
  • biologiste de la conservation au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN)
L'équipe
Production
Réalisation
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