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Notre cerveau est-il moins extraordinaire que nous le croyons ?

56 min
À retrouver dans l'émission

Le développement des neurosciences permet de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Il n'élimine pas les croyances et les mythes sur les pouvoirs cachés de notre encéphale. Elena Pasquinelli corrige ces erreurs et montre que nous avons intérêt à nous méfier de certaines perceptions.

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Brain Crédits : Vege

Rediffusion du 11 décembre 2015

Pendant que des milliers de cerveaux travaillent d’arrache-pied à la COP21 pour sauver la planète d’un réchauffement fatal, nous allons peut-être comprendre, grâce aux quatre cerveaux réunis dans le studio 1 de la Maison de la radio, pourquoi l’être humain se laisse souvent bercer d’illusions lorsqu’il imagine les pouvoirs de son organe suprême. Pour regarder en face les mythes bien incrustés dans nos neurones et démêler le vrai du faux ou du non vérifiable, nous recevons aujourd’hui dans le Club Science publique l’auteure d’un livre remarquable et remarqué puisqu’il vient de recevoir le prix Le gout des sciences remis le 24 novembre 2015 par Thierry Mandon, secrétaire d’Etat en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est en effet l’ouvrage intitulé *_« Mon cerveau, ce héros, mythes et réalités » , écrit par Elena Pasquinelli qui a obtenu, cette année, le prix du livre généraliste.

C’est peu dire que la lecture de ce livre nous fait perdre nos rêves de disposer d’un organe extraordinaire logé dans notre crâne. L’auteur passe en effet en revue un grand nombre de croyances auxquelles nous nous accrochons, parfois depuis fort longtemps. Au point d’en perdre la trace en tentant de remonter à leur origine. Un seul exemple, le premier que cite Elena Pasquinelli : le fait de n’utiliser que 10% de notre cerveau. L’argument fondateur du film Lucy de Luc besson, sorti en 2014, en prend un sacré coup. Or, il ne s’agit que d’une façon d’exprimer nos croyances en de multiples pouvoirs mystérieux, plus ou moins cachés ou réservés à certains privilégiés, qui seraient enfouis au cœur de nos 100 milliards de neurones. Un chiffre aussi célèbre qu’approximatif, souligne Elena Pasquinelli. Au fil des pages, tout y passe et le lecteur prend une sacrée leçon de modestie cérébrale.

Sans craindre les désillusions, mais en les redoutant un peu quand même, nous recevons aujourd’hui dans le Club Science publique, Elena Pasquinelli, chercheure en philosophie et en sciences cognitives, chargée de cours à l’Ecole normale supérieure et membre de la Fondation La Main à la Pâte ainsi que trois membres du Club Science publique: Jean-Michel Besnier, philosophe, Bruno Falissard, médecin psychiatre et Pierre Henri Gouyon, biologiste.]

[VIDEO] Le clip de la dernière émission de Science publique, le 1er juillet 2016

Intervenants
  • généticien, spécialiste de l’évolution, professeur au Museum national d’histoire naturelle.
  • philosophe, spécialiste des sciences de la cognition, chercheure associée à l'Institut Nicod (CNRS-EHESS-ENS), membre de la Fondation La Main à la pâte.
  • Psychiatre, professeur de santé publique à l'université Paris-Sud, directeur du CESP (centre de recherche en épidémiologie et santé des populations)
  • professeur émérite de philosophie à Sorbonne Université.
L'équipe
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