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Pourquoi le bruit des jouets nous casse-t-il souvent les oreilles ?

58 min
À retrouver dans l'émission

Science Publique du 28 décembre 2012
Science Publique du 28 décembre 2012 Crédits : Rachel Huet - Radio France

Le super trotteur parlant, le Mickey chantant, l’ourson Culbuto, le singe Noé, la poupée mauve Willa, la Princesse royale Zhu Zhu Pet… Autant de jouets… sonores qui ont peut-être déjà, à l’occasion de Noël, envahit votre univers familial. Peut-être faites-vous ainsi partie des parents qui attendent avec impatience l’usure des piles des jouets de leurs enfants pour retrouver la quiétude du foyer. Car les jouets, depuis un demi-siècle, sont sonores. Et il semble que les fabricants considèrent que le niveau sonore est un facteur attractif majeur pour leur clientèle. Les enfants en bas âge, avides de découverte de leur environnement, sont ainsi soumis à des volumes supérieurs à 95 db et pouvant atteindre 108 dB à 12 cm de l’oreille, comme a pu le mesurer le magazine 60 millions de consommateurs au cours de l’enquête sur le bruit des jouets qu’il publie dans son numéro de décembre 2012.

Le problème des sons émis par les jouets réside à la fois dans le volume qui peut atteindre celui de la voix hurlée, mais aussi dans la qualité des sons. Très compressés, ces sons soumettent les oreilles à une sollicitation sans modulation ce qui est à la fois dangereux et contre productif en termes d’éducation de l’ouïe des enfants. Pour autant, les sons des jouets sont tellement entrés dans notre univers quotidien que des musiciens les utilisent dans leurs compositions. C’est le cas, par exemple, du groupe Coco Rosie ou de Ticho Brahé dont nous écoutons un morceau intitulé « I’ll be your mirror » en ce moment. D’autres, comme Emmanuel Rébus, détournent et triturent le bruit des jouets sonores dont ils font collection.

Quels sont les dangers, pour les enfants, d’une exposition incontrôlée aux sons émis par les jouets ?

Comment les fabricants de jouets conçoivent-ils les sons qu’ils incorporent dans les jouets censés favoriser l’éveil des tout-petits ?

Les normes limitant des niveaux sonores des jouets prennent-elles en compte leur usage réel ?

Comment mieux exploiter les possibilités d’introduction d’éléments sonores dans les jouets favorisée par la miniaturisation des circuits électroniques ?

Pourquoi les compositeurs sont-ils parfois fascinés par les bruits étranges conçus pour accompagner un porte-clés, un mouton berceur ou un piano rigolo ?

MUSIQUE

Un morceau de Tycho Brahé , en l’occurrence une interprétation de "I'll be your mirror", morceau que Lou Reed composa pour la chanteuse Nico ; la chanteuse Watine a accepté de poser sa voix sur la reprise assez personnelle du morceau (où l'on distingue notamment du piano-jouet, du mélodica et des casseroles de dinette).

Intervenants
  • artiste, recycle et détourne des jouets sonores dans des installations
  • Responsable sécurité/qualité pour la Fédération française des industries Jouet Puériculture (FJP).
  • journaliste à 60 Millions de consommateurs.
  • Psychiatre pour enfants, auteur de la collection « Nédou » publiée par les éditions Fuzeau
L'équipe
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