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Quel avenir pour le nucléaire français?

56 min
À retrouver dans l'émission

Centrale nucléaire
Centrale nucléaire Crédits : Yohann Legrand

Les relations entre la France et le nucléaire peuvent être qualifiées de passionnelles. Dans notre pays, se mêlent en effet l’amour et la fierté de produire 75% de notre électricité grâce à l’atome et la contestation de cette source d’énergie considérée comme dangereuse. Mais les pro-nucléaires restent largement majoritaires aujourd’hui en France. Et ceci malgré la catastrophe de Fukushima. Le drame du 11 mars 2011a pourtant eu un impact sur l’opinion française. En juillet 2011, quatre mois après l’accident, 32% des français restaient favorables au nucléaire. Dès novembre 2011, cette proportion est montée à 33%. Et en juin 2013, selon l’Ifop, elle atteignait 36%. Sur la même période, les opposants au nucléaire sont passés de 20% à 14%. Même si 34% de la population se déclarent hésitants, le nucléaire fait partie des rares domaines qui rassemblent un large consensus favorable en France.

Cette situation n’a pas empêché le débat sur le nucléaire d’évoluer, en particulier depuis l’accident de Tchernobyl, en 1986. Des organismes indépendants de mesure de la radioactivité se sont créés, comme la CRIIRAD. L’Institut de radioprotection et de sureté nucléaire, l’IRSN fondé en 2001, est placé sous la tutelle de plusieurs ministères et non plus sous celle du CEA comme son prédécesseur, l’IPSN. L’Autorité de sureté nucléaire, l’ASN, a été créée en 2006 dans le cadre de la loi sur la transparence et la sécurité en matière nucléaire. Cette autorité indépendante assure le contrôle des dispositions prises par EDF. Elle a également le pouvoir d’imposer des modifications liées à la sureté dans les centrales nucléaires françaises. C’est ce qu’elle a fait après l’accident de Fukushima. Son rapport de début 2012 préconise des mesures dont le coût a été évalué à 10 milliards d’euros par EDF.

Manifestation en avril 2011
Manifestation en avril 2011 Crédits : Pierre-Alain Dorange

Comment évaluer aujourd’hui le degré de sureté des 58 réacteurs nucléaires français ?

Quel peut être l’avenir de cette énergie en France alors qu’elle reste dangereuse et non renouvelable et que sa part est en baisse dans la production mondiale d’électricité ?

Combien coûtera le maintien en activité des centrales les plus anciennes au delà des 40 ans pour lesquelles elles ont été conçues et construites ?

Quel peut être l’apport du nucléaire dans le contexte du réchauffement climatique mais également de la transition énergétique amorcée par le gouvernement ?

Intervenants
  • Professeur d'économie au Centre d'économie industrielle (CERNA), MINES ParisTech
  • directrice de la rédaction de Sciences et Avenir et de La Recherche. Docteur en physique nucléaire
  • directeur général de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN)
L'équipe
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