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Rio + 20 : La Terre risque-t-elle de manquer d'eau potable ?

57 min
À retrouver dans l'émission

Deux chiffres permettent de mesurer l’importance de l’eau pour la vie de l’homme sur Terre : elle couvre 72% de la surface de la planète et elle constitue 65% de l’organisme du corps humain. Nous ne reviendrons pas, aujourd’hui, sur les caractéristiques physiques tout à fait exceptionnelles de la molécule d’eau, l’un des rares corps à l’état liquide dans les conditions de température et de pression qui règnent sur l’essentiel de la surface terrestre. Nous allons en effet nous intéresser à la disponibilité de l’eau à l’état potable, c'est-à-dire non salée et non polluée. Une ressource essentielle pour la vie de l’être humain dont l’importance a été réaffirmée lors du dernier sommet de la Terre, Rio 20, qui s’est tenu à Rio de Janeiro du 20 au 22 juin et dont nous avons déjà parlé la semaine dernière sous l’angle de la biodiversité.

Premier constat : la quantité d’eau sur Terre est finie. Elle est estimée à 1320 millions de km3 dont 97% sous forme d’eau salée dans les océans et 3% sous forme d’eau douce. Mais 1,8% de cette eau douce est stocké dans les calottes glacières et les glaciers. Il n’en reste donc que 0,9% dans les eaux souterraines et 0,02% sous forme de lacs, de mers intérieures et de fleuves, soit 250 000 km3 qui constituent la ressource en eau douce la plus facilement accessible, même si l’homme puise aussi largement dans les eaux sous-terraines des nappes phréatiques de l’aquifère. La question essentielle est donc le partage de cette ressource limitée par la population de la Terre, 7 milliards d’habitants aujourd’hui, 9 milliards annoncés pour 2050. Le document final de Rio 20 rappelle l’objectif fixé dans la déclaration du Millénaire de réduire de moitié, avant 2015, la proportion de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable et aux services d’assainissement de base.

Point d'eau du village de Mwamanongu, en Tanzanie
Point d'eau du village de Mwamanongu, en Tanzanie Crédits : Bob Metcalf

Etant donné que l’être humain consomme entre 2 et 4 litres par jour, la quantité d’eau nécessaire pour 7 à 9 milliards de personnes est-elle aujourd’hui disponible ?

Quelles sont les disparités d’accès à l’eau dans les différentes régions de la planète ?

Quels sont les technologies permettant d’accroître les ressources en eau potable accessible à l’homme ?

Au-delà de sa disponibilité, quelle est l’évolution actuelle de la qualité de l’eau vis-à-vis de la santé humaine ?

Invités : David Blanchon , enseignant-chercheur à l'Université de Paris Ouest Nanterre la Défense et au Gecko, laboratoire de géographie comparée des nords et des suds

Claude Danglot , médecin biologiste, ingénieur hydrologue, directeur scientifique du CriiEau,

Agnès Ducharne , Chargée de recherche CNRS à l'Unité de recherche Sisyphe, structure et fonctionnement des systèmes hydriques continentaux, de l’université Pierre et Marie Curie

Bernard Rousseau , responsable des politiques de l’eau pour l'association France Nature Environnement (FNE)

Sébastien Treyer , Directeur des programmes, Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI)


Précisions concernat le Bio : Il y a un million d'hectares cultivé en Bio en France et cette activité fait vivre environ 36 000 personnes

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