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Pourquoi l’apocalypse fascine-t-elle tant le cinéma?

58 min
À retrouver dans l'émission

Depuis les débuts du cinéma, des centaines de films mettent en scène l'apocalypse de l'humanité. Il semble que les causes de ces fins du monde reflètent les inquiétudes de chaque époque. Que nous disent ces films sur nos peurs ? Débat avec Jean-Baptiste Fressoz, Serge Goriely et Alain Musset.

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Bomb Crédits : Gavroche- Flickr CC

Le dernier film de Xavier Dolan, en compétition au Festival de Cannes, fait référence à la mort de son seul personnage principal. Néanmoins, son titre, « Juste la fin du monde », renvoie au thème de notre émission. En effet, la fin du monde séduit les réalisateurs de films de science-fiction depuis les débuts du cinéma. On peut ainsi remonter à l’œuvre de Felix Feist, Déluge, réalisé en 1933. Aujourd’hui, le cinéma compte des centaines de titres traitant des catastrophes pouvant conduire à la disparition de l’humanité ou de la Terre elle-même. Parmi les plus récents on peut citer « Je suis une légende » de Francis Lawrence et « Le Jour d’Après », de Roland Emmerich en 2004, « The Divide » de Xavier Gens en 2011, « Le Labyrinthe » de Wes Ball ou même « Interstellar » de Christopher Nolan en 2014 qui dépeint une Terre en passe de ne plus pouvoir nourrir les êtres humains.

Point commun de ces films dits post-apocalyptiques, la mise en scène d’une catastrophe particulière capable de détruire une grande partie de l’humanité. Mais, depuis la deuxième guerre mondiale, on peut noter une évolution dans l’origine des phénomènes conduisant à l’apocalypse. En effet, avec la bombe atomique, l’homme a acquis le pouvoir de s’autodétruire. D’autres dangers, comme les virus, naturels ou issus de la guerre biologique, la pollution, dans « After Earth » de Night Shyamalan en 2013, ou le réchauffement climatique dans « Le transperceneige » de Bong Joon-Ho en 2013, viennent s’ajouter aux menaces naturelles d’une collision avec un astéroïde ou d’une éruption volcanique majeure. Sans parler du spectre, toujours présent, du débarquement d’envahisseurs extraterrestres.

Que la nature, les Martiens ou les terriens eux-mêmes en soient à l’origine, la perspective d’une apocalypse fascine donc le cinéma. Il y trouve des possibilités infinies de mise en scène spectaculaire à grand renfort d’effets spéciaux sidérants. Voire d’innovations comme avec le film en 3D et en images de synthèse de James Cameron en 2009, « Avatar » qui s’appuie sur une crise énergétique sur Terre pour transposer sur une autre planète la question environnementale. Mais le plaisir du grand spectacle est-il le seul ressort de l’intérêt des cinéastes et du public pour la mise en scène de l’apocalypse ? Que nous disent les catastrophes choisies sur notre propre époque ? C’est le sujet de notre débat, dans Science publique.

Intervenants
  • historien des sciences, des techniques et de l'environnement
  • directeur d'études à l'Ecole des Hautes études en sciences sociales, Géographe, directeur d’études à l’EHESS, membre du centre de Recherches Historiques, GGH-Terres.
  • docteur en lettres et chercheur en arts du spectacle. collaborateur du groupe Cinespi (à l’UCL) pour «cinéastes et spiritualité» et auteur avec Sébastien Fevry et Arnaud Join-Lambert de l’ouvrage: L’Imaginaire de l’Apocalypse au cinéma (L’Harmattan2012)
L'équipe
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