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Le secret professionnel des écrivains diplomates

29 min
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« Il y a en France une tradition d’écrivains diplomates. Tradition est peut-être un grand mot, disons coutume, ou une certaine habitude. Depuis longtemps en tout cas des écrivains français sont partis en ambassade ou ont suivi des ambassades. Un des premiers qui vienne à l’esprit est Joachim du Bellay, qui a suivi l’ambassade à Rome de son oncle le cardinal du Bellay.

Et ce qui est frappant, c’est que du Bellay, un de nos premiers écrivains diplomates même s’il n’a eu que des fonctions subalternes, a été bien peu diplomate. De retour de voyage, il écrit Les Antiquités de Rome où il se moque des Italiens avec une forte teinte de jalousie, car ils étaient alors bien plus civilisés que nous : ils connaissaient la fourchette et le sonnet, cette fourchette à vers. On se rappelle le très comique vers de du Bellay, à propos de ces malheureux Italiens qu’il jugeait affectés : «Il fait beau voir, Magny, ces couillons magnifiques…" Ne pourrait-on pas inverser le fameux bon mot « la guerre est une chose trop sérieuse pour être laissée aux militaires » et dire « la diplomatie est une chose trop sérieuse pour ne pas être laissée aux écrivains diplomates » ? Je reçois pour en parler Daniel Rondeau , qui a été ambassadeur de France à Malte, puis délégué permanent de la France auprès de l’UNESCO. »

Charles Dantzig

Bibliographie :

Stendhal, Paris-Londres , Stock

Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe , GF

Daniel Rondeau, Vingt ans et plus , Flammarion

Paul Morand, journal d’un attaché d’ambassade , Gallimard

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