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Le secret professionnel du directeur de la villa Médicis

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La Villa Médicis
La Villa Médicis

La semaine dernière, nous étions dans la Réserve de la Villa Médicis, cet endroit fermé au public où la villa entrepose des œuvres en archives. A la sortie, sous un auvent, des archéologues époussetaient des tessons de céramique. Ces tessons, qui ont été trouvés dans les travaux d’une allée voisine, datent de l’époque romaine, certains mêmes du premier bâtiment jamais érigé sur cette colline, la villa de Lucullus. Le directeur de la villa m’accompagnait. Qu’est-ce que c’est, un directeur de la Villa Médicis ? Il y en a eu de prestigieux. Certains ont été de grands artistes, comme le peintre Ingres. Dans ses carnets de notes on trouve des remarques d’esthétique. En voici une : « Il faut, dit-on, être original à tout prix. C’est faux. Il faut être avant tout dans la voie du bien et du beau, et original si vous pouvez, mais dans cette limite. » Ingres était conservateur, et conservateur. A sa façon aussi, un de ses grands successeurs, Balthus. Il s’est occupé d’administration, mais aussi de décoration, ce qui n’est pas rien, et a fait repeindre les murs, redessiné des lampadaires, enfin refait de cet endroit supposé s’occuper du beau un endroit beau. Depuis, il y a eu d’autres directeurs fameux, comme Frédéric Mitterrand, qui a ouvert la gypsothèque. Lui a succédé Eric de Chassey qui, dans son deuxième mandat, procède à des réformes. Entre conservation et innovation, quel est le secret professionnel du directeur de la Villa Médicis ? Dans une nouvelle salle de la Réserve de la villa, il nous reçoit pour en parler.

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