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Albert Cohen. Studio Harcourt. Source BNF. (Wikipédia)
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SÉRIE

Albert Cohen, le dernier épique

5 ÉPISODES (5 DISPONIBLES)
1976, chez lui, à Genève, Albert Cohen se livre au jeu de l'autobiographie. Il évoque les êtres essentiels de sa vie et les moments décisifs de son existence qui ont structuré son œuvre et sa vision du monde. L'amour, Dieu et ses frères humains, un véritable testament spirituel.
À retrouver dans l'émission
Tous les Épisodes
29 min
LE 19/07/2021

Dans ce premier entretien réalisé en 1976, Albert Cohen nous parle de l'origine et de la signification de son nom. Il évoque sa rencontre avec Marcel Pagnol...

29 min
LE 20/07/2021

Albert Cohen a 10 ans. Il est victime d'une agression antisémite d'une violence inouïe. Cet épisode le marque pour la vie. Malgré la haine dont il a fait...

30 min
LE 21/07/2021

Entre lectures et commentaires, Albert Cohen nous parle de "Belle du Seigneur", de Solal et Ariane, amants passionnels et, à travers eux, de ses propres contradictions.

29 min
LE 22/07/2021

L'amour, les femmes, le désir ... Sur tous ces sujets, la vision d'Albert Cohen est décidément bien éloignée de celle du Solal de Belle du seigneur. Loin...

29 min
LE 23/07/2021

Albert Cohen est agnostique. Cependant, il prend Dieu au sérieux et le vénère tout en ne croyant pas en lui. Il s'explique avec passion sur cette contradiction.

À propos de la série

Enfant de Corfou, Albert Cohen évoque son arrivée en France, l'école où il se lie d'amitié avec Marcel Pagnol, sa mère, une "sainte" qui s'ignore et que pour cette raison, il vénère, un père "faible" qui lui inspire la pitié plutôt que l'estime. Puis il évoque l'affreuse humiliation de son enfance. À 10 ans, il est la cible de la cruauté antisémite d'un camelot, un outrage dont il se remet difficilement, une blessure indélébile qu'il soigne dans la solitude de sa chambre, volet clos, avec pour seul refuge ses livres. Une humiliation dont il sortira avec un nouveau regard, "un regard juif". 

Pourtant, Albert Cohen est agnostique et il s'en explique longuement. Le monde des croyances, "des survolances, des essences, des perlimpinpins dont le propre et la substance sont de n'être pas” n'est pas pour lui. Déroutant, quand il parle de Dieu, il ajoute ", c’est le grand personnage de ce magnifique roman qu'est la Bible. Il est la projection de l'esprit prophétique et je le prends au sérieux bien que je ne crois pas en lui... Ce Dieu en qui je ne crois pas mais que je vénère, une des plus belles inventions humaines". 

L'invention, l'imagination sont au cœur de son œuvre. L'écrivain affirme :

Je suis le seul épique, je n'en vois pas d'autres actuellement.

Et ajoute : "tous mes livres ont été des rêves sauf Le livre de ma mère et À vous frère humain". Solal, Mangeclous tout comme Belle du Seigneur sont bien les purs produits de son imagination, qu'on ne s'y trompe pas, Solal n'est pas lui ! Albert Cohen insiste : “je ne suis pas un intellectuel, je ne sais pas parler. Je ne sais pas expliquer" et nous livre les clefs de son art : 

Je ne veux pas ennuyer, il faut mettre du génie entre deux tranches de ruse. 

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