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Discours du 4 juin 1958 du Général Charles de Gaulle à Alger. "Je vous ai compris"
Discours du 4 juin 1958 du Général Charles de Gaulle à Alger. "Je vous ai compris" Crédits : AFP
Discours du 4 juin 1958 du Général Charles de Gaulle à Alger. "Je vous ai compris"
Discours du 4 juin 1958 du Général Charles de Gaulle à Alger. "Je vous ai compris"
Discours du 4 juin 1958 du Général Charles de Gaulle à Alger. "Je vous ai compris" Crédits : AFP

Algérie, les ineffables mémoires

4 ÉPISODES (4 DISPONIBLES)
Que n’avons-nous pas vu, lu ou entendu sur la guerre d’Algérie, sur cette guerre fantôme, cette guerre sans nom, d’abord censurée, puis mal dite et pas, ou mal enseignée, pourtant extrêmement bien documentée ?
À retrouver dans l'émission
Tous les Épisodes
55 min
LE 03/05/2021

A la rencontre des anciens combattants, à peine adultes à l'époque, au début de la guerre en 1954

55 min
LE 04/05/2021

Sur les 1,2 millions d’appelés combien voulaient la faire cette guerre ?

55 min
LE 05/05/2021

Comme le dit le dictionnaire Larousse, "un rapatrié ou une rapatriée est une personne ramenée dans son pays d’origine par les soins des autorités officielles"....

55 min
LE 06/05/2021

On le sait bien : la mémoire, ce n’est pas l’Histoire. Alors, comment survivre à la confrontation des mémoires ?

À propos de la série

Pas une famille française de métropole n’a été épargnée par la guerre d'Algérie. Et que dire des Européens d’Algérie, des Musulmans, des Juifs, des Harkis, des Algériens eux-mêmes, ceux du FLN ou d’ailleurs ? Si l’année 1962 marque la naissance de l’Algérie moderne débarrassée, d’une France présente depuis 1830 – la France se préservant une partie du Sahara pour ses essais nucléaires et ses hydrocarbures – elle est également le début d’une nouvelle histoire. Celle de ceux qu’on a appelé les "rapatriés", plus d’un million de personnes qui n’avaient pour la plupart jamais mis les pieds dans l’hexagone. Un exil forcé et des familles éclatées, éparpillée, celle des "pieds noirs". Sans oublier la tragédie des Harkis trahis et le mauvais accueil des derniers appelés symboles de la défaite, une fois de plus, et de la perte du navire amirale de l’empire colonial français. 

Alors on se retrouve entre soi, on communautarise ses mémoires, on fabrique des mythes fondateurs qu’on transmet aux générations d’après, ou pas. On dit. Mais on dit quoi ? A qui ? Pour les enfants devenus hommes sous les drapeaux et anciens combattants à leur retour alors qu’ils n’ont pas encore pour la plupart connu l’amour, commencent les cauchemars et les TPT, les troubles post-traumatiques. Et malgré les questionnements, le silence s’installe. Chez les anciens de la FNACA, la Fédération Nationale des Anciens Combattants d’Algérie, on raconte au compte-goutte. Surtout devant un micro. Enfin presque ? Car comme le dit l’historienne Raphaëlle Branche, « ils n’ont pas dit, mais la question est de savoir à qui ils n’ont pas dit. Car ils ont dit… en fait », résume-t-elle, en substance, de longues années de recherches. Et 60 ans, presque, après la fin de la guerre, reconnue comme tel en 1999, les mémoires semblent encore aussi vives qu’en 1962. Le "Rapport Stora" décrié de part et d’autre de la Méditerranée saura-t-il, par de-là les gestes politique récents, nous permettre un jour de nous prélasser parc Ali Boumendjel près de l’avenue Abdel Kader du côté de la place de la Concorde ?

Une série documentaire d'Alain Lewkowicz réalisée par Somany Na

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