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Rirette Maîtrejean (1887-1968, de son vrai patronyme Anna Henriette Estorges), autour de 1913
Rirette Maîtrejean (1887-1968, de son vrai patronyme Anna Henriette Estorges), autour de 1913 Crédits : Domaine public
Rirette Maîtrejean (1887-1968, de son vrai patronyme Anna Henriette Estorges), autour de 1913
Rirette Maîtrejean (1887-1968, de son vrai patronyme Anna Henriette Estorges), autour de 1913
Rirette Maîtrejean (1887-1968, de son vrai patronyme Anna Henriette Estorges), autour de 1913 Crédits : Domaine public

Rirette Maîtrejean, l'insoumise

2 ÉPISODES (2 DISPONIBLES)
Quittant sa Corrèze natale en 1904, Rirette Maîtrejean a 16 ans quand elle débarque à Paris. En révolte contre une famille qui veut la marier au plus vite, elle est à la recherche d’une vie meilleure. Elle découvre le milieu des anarchistes individualistes.
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28 min
LE 05/12/2020

Quittant sa Corrèze natale en 1904, Rirette Maîtrejean a 16 ans quand elle débarque à Paris. En révolte contre une famille qui veut la marier au plus vite,...

28 min
LE 06/12/2020

Si le refus du salariat pousse les anarchistes individualistes à inventer d’autres modes de consommation, l’argent reste un problème : chapardage, vol...

À propos de la série

1er épisode : Une anarchiste de la Belle Epoque

Dans ce milieu des anarchistes individualistes, de nombreuses femmes sont présentes et actives. Elle, qui aurait voulu être institutrice, peaufine son éducation grâce aux universités populaires et causeries créés par Libertad, haute figure de l’anarchisme individualiste. Très vite mère de deux enfants, séparée de leur père, pratiquant l’union libre, elle devient responsable de l’hebdomadaire L’anarchie aux côtés de son compagnon Victor Serge. Comme tous les anarchistes individualistes, elle s’efforce de vivre en conformité avec son éthique, pratiquant la vie en communauté, le partage des tâches, l’hospitalité, tout en gérant le bon fonctionnement du journal. Jusqu’à ce que son destin bascule fin 1911 avec l’arrivée à Paris de l’anarchiste lyonnais Jules Bonnot.

2nd épisode : Dans la tourmente de la "Bande à Bonnot"

Si le refus du salariat pousse les anarchistes individualistes à inventer d’autres modes de consommation, l’argent reste un problème. Chapardage, vol à la tire, cambriolage et faux-monnayage, ils sont nombreux, les camarades de Rirette Maîtrejean, à prendre le chemin de l’illégalisme. Une voie que Rirette désapprouve et qui prendra une tournure dramatique avec l’arrivée de Jules Bonnot dans sa communauté. La série de hold-up sanglants qu’il perpétue dès fin 1911 provoquera l’éclatement du milieu anarchiste : 1 500 personnes seront perquisitionnées, Rirette et Victor Serge seront arrêtés pour complicité et emprisonnés dès mars 1912. Le procès des "survivants de la bande à Bonnot" aura lieu en février 1913, Rirette en ressortira libre, contrairement à Victor Serge, dont la vie va devenir une longue suite d’épreuves, entre emprisonnements et exils. Rirette, quant à elle, publiera ses mémoires en août 1913, le ton acerbe de ses écrits la mettra au ban du milieu anarchiste individualiste. Elle se fera alors plus discrète et continuera à travailler dans la presse comme correctrice. Devenue totalement aveugle à la fin de ses jours, elle s’éteindra dans une maison de repos entourée des siens, fidèle à ses convictions libertaires jusqu’à son dernier souffle.

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