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À retrouver dans l'émission
LSD, La série documentaire par Perrine Kervran
Image tirée du film "Gazon maudit"
SÉRIE

Sortir les lesbiennes du placard

4 ÉPISODES DISPONIBLES
Dans son roman Les Guerrillères, l’écrivaine et théoricienne lesbienne Monique Wittig écrit "fais un effort pour te souvenir, ou à défaut, invente". Cette phrase a quelque chose qui hante. Elle s’adresse aux lesbiennes, et dit, en substance : "Cherche cette, ton, histoire, cette histoire à trous, cette histoire qui manque...
Image tirée du film "Gazon maudit"

Épisodes de Sortir les lesbiennes du placard

54 min
LE 04/11/2019

"On peut dire que la culture occidentale a occulté les lesbiennes. On a nié leur existence" Terry Castle, dans The Female closet de Barbara Hammer

54 min
LE 05/11/2019

"On ne naît pas femme" Monique Wittig

54 min
LE 06/11/2019

"Ici, nous aurions un monde à nous"

55 min
LE 07/11/2019

"Ces jours-là étaient ceux de la mascarade. Pour survivre, il fallait se cacher". Témoignage anonyme d’une lesbienne ayant vécu sous le IIIe reich, rapporté...

À propos de Sortir les lesbiennes du placard

Dans son roman Les Guerrillères, l’écrivaine et théoricienne lesbienne Monique Wittig écrit "fais un effort pour te souvenir, ou à défaut, invente". Cette phrase a quelque chose qui hante. Elle s’adresse aux lesbiennes, et dit, en substance : "Cherche cette, ton, histoire, cette histoire à trous, cette histoire qui manque, dont on t’a amputée. Et à défaut de la trouver ; cette histoire qui parle aussi de toi, qui t’est dissimulée ; compose avec ce manque, fais-la, écris-la, fabrique-la. Crée". Monique Wittig, en quelque sorte, nous exhorte. Voilà peut-être le point de départ le plus intime de ce projet. Une série documentaire largement hantée par le spectre de Monique Wittig... Tant elle a été pour moi, et bien d’autres qui ont pu avoir accès à ses écrits, essentiels, dans nos "parcours lesbiens". Je dois à Wittig la force de prononcer cette formule "je suis lesbienne". Car je n’ai longtemps vu que des désavantages, que des coûts -et des coups- , à sortir du placard. Malgré la mascarade que représentaient mes couples socialement acceptés et mes performances, contraintes et maladroites, de féminité hétéro. 

En partie car cela "n'existait pas" dans ma petite ville auvergnate, que je n’avais pas accès à toutes celles qui étaient là, qui m’avaient précédées, à toute la force de cette contre-culture foisonnante, les propositions artistiques, intellectuelles, politiques radicales des "comme moi". Qui se sont construites dans la marge, en déconstruisant, dans leur chair déjà, les normes et les canons. Cette histoire – subjective – des lesbiennes est le fruit de mes propres explorations et rencontres mais elle raconte aussi comment l’historiographie officielle est hétéro-centrée, comme les représentations culturelles dominantes tendent encore à effacer les minorités, en l’occurrence lesbienne. 

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