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Louise Labé

5 min
À retrouver dans l'émission

"Baise m'encor, rebaise moy et baise..."

Louisé Labé
Louisé Labé

Louise Labé, quatre syllabes ont suffi à la belle Cordière pour entrer dans la légende du XVIème siècle. Avec Maurice Scève et Pernette du Guillet, Louise Labé n’est pas seulette en l’école lyonnaise. Lyon, en ces temps de Renaissance est la seconde capitale de France aimée des rois autant que des poètes :

« Lyon plus doux que cent pucelles » se languissait Clément Marot.

Il est bel et bien question d’amour et de désir dans les rimes de Louise Labé. Ses amants ont pour nom Olivier de Magny mais peu importe les noms de l’autre sexe, lorsqu’il s’agit de « montrer signe d’amante » :

« Je vis, je meurs je me brûle et me noie J’ai chaud extrême en endurant froidure »

Trois élégies, quelques sonnets ont fait de Louise Labé la maîtresse des passions extrêmes, enflammant les codes de l’amour courtois. Le corps a désormais sa place au creux des mots et des poèmes, comme aime à le rappeler François Pedron :

« Avec toi tout, et sans toi je n’ai rien Tu es tout seul tout mon mal et mon bien »


Quant à l’ardent verbe baiser, scandé ici par Pascal Auberson et Colette Magny, il est bon de rappeler qu’au siècle de Louise Labé, il ne dit encore que le fait, plus ou moins fougueux, de poser ses lèvres avec affection et respect.

ARCHIVES INA : "Musique fatale : Louise Labé", France Culture, 1985. Avec François Pedron, auteur de "Louise Labé, la femme d'amour", Fayard.

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