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Bret Easton Ellis à la télévision italienne en 2010.

Bret Easton Ellis: réac ou pas ?

45 min
À retrouver dans l'émission

De la réception de Bret Easton Ellis en France.

Bret Easton Ellis à la télévision italienne en 2010.
Bret Easton Ellis à la télévision italienne en 2010. Crédits : Getty

Au tout début des années 90 la publication controversée du roman American Psycho fit l’effet d’une bombe. L’auteur du livre, Bret Easton Ellis, était célèbre depuis la publication de son premier roman Moins que zéro. Ce best-seller sur la jeunesse désoeuvrée du Los Angeles des années 80 écrit à l’âge de 21 ans avait valu à Ellis le privilège d’incarner avec le romancier Jay McInnerney la nouvelle mode très en vogue vers la fin des années 80, celle des Brat Pack, la bande de petits morveux ou l’équivalent des traders en littérature : des hommes blancs, riches, rendus plus riches encore par les notoires avances délirantes consenties par leurs éditeurs, pour des romans critiquant de façon plus ou moins romantique la société qui les adule. Puis en 1990, donc, c’est le scandale American Psycho. L’éditeur décide d’annuler la publication à quelques jours de la sortie pour cause de violence et de misogynie. En France, notamment, ou l’on adore les mythologies littéraires, Brett Ellis devient une sorte de mythe. L’histoire de Patrick Bateman, admirateur de Donald Trump, tradeur le jour et serial killer la nuit est interpretée comme une charge violente contre la finance et le capitalisme. Avec les particules élémentaires, American Psycho devient le livre d’une époque, et Ellis est bientôt comparé à  Houllebecq et surtout à Beigbeder qui l’encense.  Le roman suivant d’Ellis, Glamorama, situé en partie au Flore dans les milieux de la mode et d’un terrorisme néo-situationniste achève de le consacrer. Vive la Révolution, oui, mais en costume Saint-Laurent, avec une ligne de cocaïne en réserve et avec un billet pour la Côte Ouest dans la poche.

Et puis patatras : voici que sort ce printemps White, le premier livre de non fiction de Bret Ellis, et l’on y découvre que l’ancien jeune premier voit en Donald Trump un Président normal, trouve Kayne West bien sympathique, et n’a pas de mots assez durs contre la gauche accusée de fascisme. La presse US enrage, mais, en France, justement, des Inrocks au Monde et au Figaro l’enthousiasme reste unanime. Et pourtant ce que dit Ellis dans White ne nous invite-t-il pas à relire cette tendance radicale chic à la lumière d’aujourd’hui ?

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