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 Ingmar Bergman

Ingmar Bergman: de l'exploration des gouffres à la mémoire européenne

45 min
À retrouver dans l'émission

Alors que l'on célèbre cette année le centenaire d'Ingmar Bergman, retour sur un grand cinéaste qui a exploré les gouffres intimes et innové dans les formes.

 Ingmar Bergman
Ingmar Bergman Crédits : BONNIERS HYLEN / SCANPIX SWEDEN - AFP

On fête cette année le centenaire d’Ingmar Bergman reconnu partout comme l’un des plus grands cinéastes mondiaux. Son œuvre, 46 films en 55 ans, est pratiquement sans équivalent, de par son ampleur, mais aussi à cause des thèmes universels qu’elle aborde: De quel prix paye-t-on sa liberté ? Comment se confronter à ses malédictions intérieures ? Qui gagne dans le combat entre la volonté d’être soi, et la part la plus obscure de chaque être ? Ces questions,  Bergman est parvenu à les incarner au cinéma au travers de personnages le plus souvent féminin dans  des films comme Persona, le Silence, l’Heure du Loup, Sonate d’automne, et bien d’autres qui empruntent au conte fantastique, à la comédie de moeurs, au drame intimiste, à la fresque historique… Des films sans concessions, parfois d’une audace formelle inégalée, et tous différents. Aucun artiste de renommée internationale peut-être depuis Shakespeare n’a su à ce point changer de forme en restant le même.. 

Des pans entiers de cette œuvre sont célébrés partout dans le monde en ce moment, à  Paris, à la Cinémathèque, qui  propose  l’intégrale de ses 45 films à partir du 19 septembre, tandis que 20 de ses films ressortiront en salle dans toute la France à partir du 26 septembre.

Pour autant, cette consécration s’accompagne toujours quand on parle de Bergman, d’une espèce de réticence. Duras, par exemple, disait ne pas aimer ses films. On a l’impression qu’il y a dans son œuvre une telle radicalité contre les conventions sociales, contre la famille, contre tous les discours collectifs, une telle capacité à tout saper au nom d’une vérité intérieure, qu’un malaise finit par se créer.  D’où vient-il ? De la capacité de Bergman à explorer les gouffres intimes, ou de son évocation de la mémoire européenne ? Et que dit ce malaise de nous, européens d'aujourd’hui?

Documents sonores

- Anton Bruckner : symphonie N° 9 en ré mineur, direction Daniel Barenboïm, Staatskapelle Berlin.  Deutchgrammophon  2016, " Anton Bruckner The complete symphonies " 

- La Flûte Enchantée de Mozart ( acte II ) Air de Pamina , par Elisabeth Schwarzkopf, Warner Classics, 2016,  titre de l'album : " Elisabeth Schwarzkopt interprète Mozart, Haendel et Strauss " 

- Extrait de La Sonate d'Automne de Bergman (1978)

- Extrait de "Hannah Arendt" de Margarethe von Trotta (2012)

https://www\.franceculture\.fr/emissions/plan\-large/en\-direct\-du\-festival\-international\-du\-film\-de\-la\-rochelle

"J'ai toujours eu l'impression que Bergman est l'iceberg dans l'eau et la petite chose, au-dessus, c'est moi" (Margarethe von Trotta)

"La grande puissance de Bergman est qu'il est à la fois un inventeur de représentations sociales mais aussi un inventeur de forme et les deux se mêlent" (Antoine de Baecque)

"Bergman a eu le courage de montrer l'humain dans ses profondeurs les plus abjectes. C'est ça qui peut-être fait défaut aujourd'hui dans nos sociétés ou dans le cinéma. (...)  L'affrontement avec ce que l'on est et ce que l'on ne veut pas être, c'est la base de toute politique. " (Valérie Carré)

Intervenants
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