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47,1 millions de Français sont appelés à voter pour renouveler, comme tous les cinq ans, leurs 74 députés au Parlement européen

Peut-on construire une histoire de l'Europe?

46 min
À retrouver dans l'émission

L'Europe s'est construite dans l'esprit d'échapper à l'histoire, en bâtissant la paix après les atrocités du XXe siècle. Aujourd'hui, il semble que les relations nouées n'ont permis qu'une "rencontre superficielle". Comment en sommes-nous arrivés là?

47,1 millions de Français sont appelés à voter pour renouveler, comme tous les cinq ans, leurs 74 députés au Parlement européen
47,1 millions de Français sont appelés à voter pour renouveler, comme tous les cinq ans, leurs 74 députés au Parlement européen Crédits : Sean Gallup - Getty

En 1989, voici trente ans exactement, l’année de la chute du Mur de Berlin, l’écrivain et dissident Vaclav Havel fut élu président de la Tchécoslovaquie à Prague. Havel était un homme politique complètement atypique. C’était un amateur de musique rock, un homme de théâtre admiré par Milan Kundera et par Samuel Beckett qui lui avait dédicacé un texte pour le soutenir après son arrestation par les communistes. C’était aussi un opposant humaniste, l’un des principaux inspirateurs d’un texte collectif resté célèbre sous le nom de Charte 77, et l’auteur d’un petit livre philosophique et politique intitulé « le pouvoir des sans-pouvoir" qui fut le bréviaire de la désobéissance civile dans les pays communistes, et qui circula sous le manteau jusqu’à Moscou. Bref, l’arrivée à la présidence de Prague de celui que l’on surnommait « le Président philosophe » symbolisait les Temps Nouveaux qui s’ouvraient en Europe. L’année suivante, Havel fit venir les Rolling Stones à Prague, c’était la première fois que le public tchèque avait un accès direct, non clandestin, à la musique des Stones et plus généralement au Rock, et ce concert devenu légendaire reste comme l’illustration d’un moment européen porteur de tous les espoirs : «  l’occident kidnappé par la guerre froide » pour reprendre la formule de Milan Kundera, cet occident «culturellement à l’Ouest, politiquement à l’Est et géographiquement au centre était maintenant libéré. Il allait renouer avec sa grande tradition des Lumières, accoucher d’une génération de dirigeants nourris à la dissidence et à la littérature,  proposer au monde un nouveau modèle de démocratie et de liberté, un modèle  dont Mick Jagger, Goethe, Simone Weil, Hannah Arendt et Nina Hagen seraient les figures tutélaires.

Nous sommes trente ans plus tard, en Angleterre, Theresa May vient de démissionner pour n’avoir pas su mener à bien le Brexit, on vote ce dimanche sur le continent ravagé par les populismes, et l’élection est surveillée par Poutine autant que par Donald Trump. Le moment européen est-il mort ? Est-il encore à venir ? Et que s’est-il passé ? 

Programmation sonore

Angelique Ionatos : « Omorphi ke paraxeni patrida »

Intervenants
  • Ecrivain
  • Historien, co-directeur de l’ouvrage Europa, notre histoire et professeur à l'Unviesrité de Lille, fellow à l'Institut d'Etudes avancées de Nantes
  • directeur Europe à l’Atlantic Council (Washington)
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
Réalisation
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