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Roberto Bolaño lors de sa dernière interview par la journaliste argentine Monica Maristain.

Roberto Bolaño ou la fiction en terre inconnue

44 min
À retrouver dans l'émission

A l'heure du déconfinement, survie oblige, la plupart des éditeurs comme des librairies se ruent sur les best-sellers prévisibles. Les éditions de l'Olivier, quant à elles, publient les oeuvres complètes de l'écrivain chilien, Roberto Bolaño.

Roberto Bolaño lors de sa dernière interview par la journaliste argentine Monica Maristain.
Roberto Bolaño lors de sa dernière interview par la journaliste argentine Monica Maristain. Crédits : © Fernando Nahuel / picture-alliance / dpa - Maxppp

Nous sommes à l’heure du déconfinement. Pour des raisons de survie, certes compréhensibles, éditeurs et librairies se ruent sur les best-sellers annoncés au nom de la culture. Pendant ce temps, de façon sans doute non moins compréhensible,  640 écrivains et illustrateurs se cherchent une place sociale dans le monde d’après, à grand coup de pétition collective dans Le Monde cette semaine. Pourquoi ne pas tenter de nager un peu à contre-courant, et ouvrir, par exemple, un livre de l’écrivain chilien Roberto Bolaño dont les éditions de l’Olivier publient en ce moment, pour la première fois en français, les œuvres complètes ? Mort en 2003 à l’âge de 50 ans, l’écrivain chilien, Roberto Bolaño, est surtout connu pour ses deux pavés romanesques, les détectives sauvages (Folio Gallimard, 2010) et 2666 (Folio Gallimard, 2011).

La parution de ces œuvres complètes en six volumes permet de découvrir les autres facettes de ce "rebelle littéraire" radical, individualiste, auteur d’une œuvre foisonnante héritière de Borgès comme de William Burroughs, où se mêlent poésie, autofiction, roman épique et noir et post-modernisme aux accents d’apocalypses.

Roberto Bolaño disait qu’écrire était non un métier mais une activité dangereuse, politique mais aussi transcendante. Il s'était donné pour ambition d'inventer une nouvelle littérature, une littérature d’ouragan observé "aux confins inaccessibles de la terre", selon sa formule, seule capable, selon lui, de rendre compte du monde multiforme et imprévisible qui est le nôtre, et qu'il jugeait au bord de l'abîme. Un écrivain pour aujourd'hui.
 

Marc Weitzmann évoquera cet auteur en compagnie de Philippe Lançon, critique littéraire à Libération, auteur du Lambeau, Melina Balcázar, docteure en littérature à la Sorbonne Nouvelle et traductrice, responsable du numéro Europe, avec Anne Picard, consacré à Roberto Bolaño, et Olivier Cohen, fondateur et directeur des éditions de l'Olivier. 

Extraits musicaux

  • "Que he sacado con quererte", composée par Violeta Parra et interprétée par le groupe Birds on a wire, Dom la Nena et Rosemary Standley (album : "Ramages", 2020 - Label : Pias).
  • "First we take Manhattan" de Léonard Cohen (Album : "I'm your man" (1988).

Pour aller plus loin

Page wikipédia de Roberto Bolaño

Page wikipédia de Philippe Lançon

Lien vers le site des Editions de l'Olivier, qui publient, au printemps 2020, les oeuvres complètes de Roberto Bolaño.

Lien vers la page de la Revue Europe dédiée à Roberto Bolaño (n° 1070-1071-1072 – juin/juil./août 2018 - Melina Balcázar et Anne Picard).

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