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Cent quarante-deux millions de spectateurs autour du monde ont déjà regardé le Squid Game qui oppose 456 participants dans la série éponyme sur Netflix.

Squid Game, cauchemar planétaire

43 min
À retrouver dans l'émission

Meurtres, terreur, misère et suicides : la série sud-coréenne impose sa révolution dans l'univers télévisuel mondial. Comment s'organise ce succès mondial inédit dans l'histoire et de quoi est-il le signe ?

Cent quarante-deux millions de spectateurs autour du monde ont déjà regardé le Squid Game qui oppose 456 participants dans la série éponyme sur Netflix.
Cent quarante-deux millions de spectateurs autour du monde ont déjà regardé le Squid Game qui oppose 456 participants dans la série éponyme sur Netflix. Crédits : Crédit YOUNGKYU PARK / Netflix / AFP - AFP

Quatre cent cinquante-six adultes, paumés ou suicidaires, en survêtement vert bouteille passant leur temps à s’entretuer dans un décor infantile sont en passe de changer l’univers des séries et peut-être même l’industrie de la télévision. En tête du "top 10" des programmes les plus consultés de Netflix en France, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, Allemagne, Turquie, Singapour, en Afrique du Sud, au Mexique et au Japon, avec, en deux mois, 142 millions de spectateurs et plus de 16 milliards de vidéos portant le hashtag #squidgame sur TikTok, les 9 épisodes de Squid Game "le jeu du calamar" s’affirment comme la série de très loin la plus regardée dans le monde aujourd’hui. 

Comment s'organise ce succès mondial inédit dans l'histoire, et de quoi est-il le signe ?

L'univers cruel de la série Squid Game

La série met en scène des personnages en situation de tension, puis de franche trahison. 

On a une esthétique colorée de type téléréalité ; un mélange d'univers enfantin et de gore. On produit un discours très intellectuel sur cette série : le libéralisme qui est capable de se critiquer lui-même pour fabriquer du divertissement, la dénonciation des inégalités de revenus qui minent la Corée du Sud... Tout le monde peut se retrouver là-dedans ! Maintenant la réalité, c'est qu'au bout du premier épisode, on a vu des gens qui s'entretuent. (...) On est dans le sous-genre et la fascination pour le gore ; goût davantage assumé aujourd'hui. Marie-Estelle Pech

Cet épisode 6 met mal à l'aise. La mécanique du jeu va être justement de détruire cette solidarité et de pousser les joueurs à se trahir l'un l'autre ; et quelque part, c'est le meilleur traître qui va gagner. (...) Il y a une critique assez forte de la société puisqu'on voit qu'ils préfèrent choisir cette solution-là du jeu malgré la porte de sortie qui leur est offerte en cours de jeu. Oihab Allal-Chérif

Le caractère destructeur de la misère fait qu'à un moment, on se dit qu'on n'a plus le choix et qu'il faut jouer le jeu, aussi cruel et injuste soit-il. (...) Il y a sans doute une petite part d'anticipation, comme toujours dans ce type de production. L'idée est de faire comprendre qu'on n'est pas loin de ça, avec le plus d'indices possibles correspondant à l'époque contemporaine. Effectivement, quand on regarde un jeu de téléréalité c'est ce même principe. Bruno Icher 

Musiques diffusées :

Easy Money de Nick Cave

Blood de Annette Peacock 

Everything is broken de Kenny Wayne

Pour aller plus loin

Ultraviolence numérique : les enfants piégés, les parents dépassés, de Marie-Estelle Pech, Marianne, 22 octobre 2021.

Avec Squid Game, un géant Netflix agité du local, de Bruno Icher, Libération, 12 octobre 2021.

Intervenants
L'équipe
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