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Réfugiés espagnols au poste-frontière de Cerbère, janvier 1939

Sur la route… de la Retirada

48 min
À retrouver dans l'émission

En 1939, ce seront près de 500 000 personnes fuyant les franquistes qui rejoindront la France en quinze jours, où elles seront d'abord entassées dans des camps à même la terre, le sable, la neige. Soixante-quinze ans plus tard, que reste-t-il de la "Retirada", et que faire de cette mémoire ?

Réfugiés espagnols au poste-frontière de Cerbère, janvier 1939
Réfugiés espagnols au poste-frontière de Cerbère, janvier 1939 Crédits : Manuel Moros (éd. Mare Nostrum)

La photo aurait pu être prise en 2016 à la frontière entre Syrie et Turquie; sur l'île de Lesbos, ou encore dans un camp de réfugiés au Liban. Des hommes et des femmes, des enfants, un bébé, regroupés derrière une chaîne. Tous les regards tournés vers l'autre côté. De l'autre côté, il y a la liberté et la paix.

Raymond San Geroteo sur la plage d'Argelès-sur-mer, où son père fut "accueilli".
Raymond San Geroteo sur la plage d'Argelès-sur-mer, où son père fut "accueilli". Crédits : Julie Gacon - Radio France

Cette photo date de la fin janvier 1939. Elle fut prise par un artiste-peintre équipé d'un Leica, Manuel Moros, qui voyait depuis son atelier à Collioure arriver des milliers d'Espagnols fuyant l'avancée des troupes franquistes après la chute de Barcelone. En quinze jours, ce seront près de 500 000 personnes qui rejoindront les Pyrénées-Orientales, où elles seront d'abord entassées dans des camps à même la terre, le sable, la neige.

L'entrée des troupes nationalistes à Barcelone - Le général Yague sur la place de Catalogne
L'entrée des troupes nationalistes à Barcelone - Le général Yague sur la place de Catalogne Crédits : Ed. Mare Nostrum

Soixante-quinze ans plus tard, que reste-t-il de la "Retirada", et que faire de cette mémoire ?

En reportage : avec Louisette Serra, qui avait dix ans quand elle a franchi la frontière avec sa mère depuis Portbou ; mais aussi des enfants de réfugiés républicains qui font vivre cette mémoire, chacun à sa façon. Raymond San Geroteo, sur la plage d'Argelès ; au Café Vienne, sur la place Arago à Perpignan, avec son patron Camille Otero et sa soeur Queti.

Au Boulou, les réfugiés attendent sous la pluie
Au Boulou, les réfugiés attendent sous la pluie Crédits : Ed. Mare Nostrum

En plateau : Eric Forcada, historien de l'art en charge de la préfiguration du Musée de l'exil républicain espagnol et catalan (ouverture programmée pour février 2019 à Perpignan).

A voir: le documentaire Mémoires de la Retirada sur le site de la vidéothèque du CNRS .

La foule des réfugiés au Perthus
La foule des réfugiés au Perthus Crédits : Ed. Mare Nostrum

Emission enregistrée le vendredi 27 janvier dans les studios de France Bleu Toulouse.

Intervenants
  • Historien de l'art en charge de la préfiguration du Musée de l'exil républicain espagnol et catalan
L'équipe
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