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Jeudi, devant le Palais de justice de Bastia où se tenait le procès de Sisco.

Sur la route… de l’ « identité corse»

48 min
À retrouver dans l'émission

Cela aurait pu être présenté comme une bagarre entre petites crapules de Bastia et familles échaudées de Sisco. Mais la rixe malheureuse a servi de faux prétexte à une pseudo guerre de religion...

Jeudi, devant le Palais de justice de Bastia où se tenait le procès de Sisco.
Jeudi, devant le Palais de justice de Bastia où se tenait le procès de Sisco. Crédits : Julie Gacon - Radio France

Cela aurait pu être présenté comme une bagarre entre petites crapules de Bastia et familles échaudées de Sisco. Mais la rixe malheureuse a servi de faux prétexte à une pseudo guerre de religion. Articles simplistes dans la presse parisienne, et déferlement de réactions locales virulentes relayées sur les réseaux sociaux. Pas de racisme, mais réaction salutaire contre une agression- encore une, peut-on lire. Les responsables de l’île, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni (notamment dans sa tribune du 17 janvier 2015 "Les attentats de Paris, l'Islam et la Corse"), tentent de calmer le jeu et rappellent leur attachement à cette « communauté de destins » qu’est la Corse… Mais des voix dissonantes reprochent au nationalisme d’avoir attisé le sentiment minoritaire du peuple corse et sa peur atavique de disparaître.

Voir aussi l'article de Liza Terrazzoni , chercheuse au Cadis : "La condition minoritaire corse ou la manipulation politique du paradigme de la minorité".

Mounir Ghazali, à la gare par laquelle est arrivé son père en 1969.
Mounir Ghazali, à la gare par laquelle est arrivé son père en 1969. Crédits : Julie Gacon - Radio France

En reportage : Rencontre avec quelques-uns qui forment cette « communauté de destins ». Mounir Ghazali, né en Corse de parents marocains, chef d’entreprise près de Bastia. Mohamed Jouablia, président de l’Association populaire des Tunisiens de Corse.

Entretien avec la poète Danièle Maoudj, auteure notamment de "Mes deux montagnes : de Tizi-Ouzu à Zonza" in Rives en chamade (L'Harmattan) et collaboratrice pour la revue In Corsica. Co-fondatrice en 1985 de l'association anti-raciste Ava Basta, et du Festival du film des cultures méditerranéennes.

Mohammed Jouablia et sa femme devant le local de l'Association populaire des Tunisiens de Corse.
Mohammed Jouablia et sa femme devant le local de l'Association populaire des Tunisiens de Corse. Crédits : Julie Gacon - Radio France

En plateau : Comment la Corse appréhende-t-elle son multiculturalisme? Avec Joseph Maestracci, président de l’association Ava Basta, et la journaliste Florence Antomarchi.

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