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Argentine et Chili (3/4) : "Amérique latine, un état des lieux de la disparition" (Rediffusion)

54 min
À retrouver dans l'émission

Un documentaire de Michel Pomarède et Jean-Philippe Navarre - Rediffusion Grandes Tr aversées du 25/07/2006 (Archives INA)

L'impunité des bourreaux : l'affaire Gelman
L'impunité des bourreaux : l'affaire Gelman Crédits : Radio France

Plongée dans des anciens lieux de détention clandestine à Buenos Aires et à Santiago du Chili. Des lieux qui servirent pendant la dictature argentine de 1976 à 1983 et au Chili de 1973 à 1990 à torturer et à faire disparaître des opposants politiques. L’Argentine déplore 30 000 disparus et 15 000 tués.

Au Chili, l’an passé, la nouvelle Commission des droits de l’Homme, chargée de compléter les informations jusqu’ici connues, a comptabilisé près de 38 000 personnes torturées sous la dictature d’Augusto Pinochet. Plus de 3 200 ont été tuées ou portées disparues. Dans ces deux pays, des commissions Vérité et Réconciliation ont été mises en place mais elles furent dotées d'un mandat limité et ne devaient enquêter que sur les crimes commis pendant la dictature militaire ou la guerre civile, y compris les détentions politiques et les disparitions. Elles n'étaient pas habilitées à assigner les témoins à comparaître et avaient un accès limité ou aucun accès aux dossiers militaires et de la police.

En 1986, le gouvernement argentin de Raul Alfonsin a voté une loi du "point final", puis un an plus tard, la loi du " Devoir d'obéissance" qui mettait fin à la mise en accusation de militaires pour violations des droits de l'Homme du temps de la dictature. En mai 2003, le nouveau président Nestor Kirchner a annoncé dès son investiture qu'il allait mettre fin à l'impunité. Trois mois plus tard, 45 anciens militaires, dont l'extradition est réclamée par l'Espagne ont été arrêtés et le décret interdisant l'extradition de criminels de la dictature annulé. En juin 2005, la Cour suprême a déclaré inconstitutionnelles les lois d'amnistie du "Point final" et du "Devoir d'obéissance".

Au Chili, une loi d'amnistie a été promulguée dès 1978 par le général Pinochet lui-même. Le rapport de la Commission nationale Vérité et Réconciliation mise en place au retour de la démocratie, (Rapport Rettig) recensait 2 279 morts et disparus. Alors que le général Pinochet était toujours en fonction à la tête de l'armée, le document évitait soigneusement le mot "dictature" et personne n'était mis nommément en cause. Plusieurs dirigeants ont néanmoins été jugés et condamnés, dont le chef du service de renseignements, le général Contreras, notamment pour l'assassinat, à Washington, d'Orlando Letelier, ancien ministre de Salvador Allende. Le général Pinochet lui-même n'a pas été jugé au Chili avant sa mort en 2006, bien que la Cour Suprême ait levé son immunité parlementaire en 2000.

Avec :

*en Argentine : *

Carlos Garcia , ancien détenu de l'ESMA ( Ecole mécanique de la Marin), Maria Rosario del Cerutti, mère de la place de Mai, amie de la religieuse Léonie Duquet,

Luis Fondebrider , membre de l'Equipe d’anthropologues et médecins légistes qui ont identifié les restes de la religieuse française,

et aussi Julieta Hanono , ancienne détenue d’El Pozo à Rosario.

Et au Chili :

Guillermo Torres , ancien détenu du Stade National de Santiago

et Rodrigo del Villar, torturé à la Villa Grimaldi

Production : Michel Pomarède

Réalisation : Jean-Philippe Navarre

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