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Notre-Dame-de-Belpeuch, résidence de la communaute des frères de la Résurrection

Vers un plus grand amour : le monastère des veufs

53 min
À retrouver dans l'émission

Rencontres avec des oblats bénédictins de la Fraternité de la Résurrection, qui ont la particularité, unique en France, d'être veufs ou divorcés et ont décidé de quitter la vie civile pour demeurer fidèle ad vitam æternam à l'aimée.

Notre-Dame-de-Belpeuch, résidence de la communaute des frères de la Résurrection
Notre-Dame-de-Belpeuch, résidence de la communaute des frères de la Résurrection Crédits : Stéphane Bonnefoi - Radio France

Les oblats bénédictins de la Fraternité de la Résurrection ont la particularité, unique en France, d'être veufs ou divorcés (ces derniers ne prononçant pas de vœux). La plupart d'entre eux étaient de simples citoyens à la croyance vagabonde avant de perdre leur épouse. Dès lors, ils ont décidé de quitter la vie civile, leur famille et leurs biens pour entrer au monastère de Belpeuch (Corrèze) et demeurer fidèle ad vitam æternam à l'aimée. 

Si tu t'en vas la première, je me ferais moine. Moine ! m'a dit ma femme, tu n'es pas fait pour être moine, ils ne voudront pas de toi.

Une croyance entre amour divin et souvenir de la défunte

Ces éternels amoureux espèrent trouver avec le Christ un intercesseur qui puisse leur permettre de reprendre une communication avec leur épouse. Dans la solitude de leur cellule ou le cadre d'une vie monastique communautaire, ces moines pas comme les autres entretiennent une croyance toute singulière, entre amour divin et souvenir de la défunte. Un amour qui, par-delà les considérations religieuses, brouille la frontière entre présence et absence. A les entendre, la mort de la bien-aimée n'est pas la mort de l’amour. 

Pour l'état civil, je suis veuf mais dans ma tête et dans mon cœur je suis marié avec une femme pour l'éternité.

Le 29 décembre 1969, l'épouse de Marc Bernard, Else, décède des suites d'un cancer il veut mourir avec elle. Else lui fait promettre sur son lit de mort de continuer à vivre pour écrire. L'écrivain se pose dès lors et pour la première fois la question de Dieu. « Avec les épreuves des portes s'ouvrent », concède t-il. Son Dieu a pour nom le plus sûr Else : « Dieu, c'est mon refus de la croire à jamais perdue ». Une force venue d'outre-tombe si puissante que l'écrivain Albert Cohen y voit lui aussi un regard divin : « C’est la majesté de l’amour, la loi sublime… Soudain, elle m’apparaît comme la preuve de Dieu ». Naïveté ? Mysticisme ? Excès de souffrance et de solitude ? Amour fou ou folie amoureuse ? Quelle est la nature profonde de cette « présence » dont témoignent ces deux non-croyants ?

Ce que je veux c'est apprendre à prier.

Les psaumes, il faut les comprendre, ce sont des poèmes écrits il y a longtemps…

En mettant l'habit de moine, on ne devient pas eunuque !

Un documentaire de Stéphane Bonnefoi et Jean-Philippe Navarre

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