LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Devenir homme (1/4) - « Junior, tu seras un homme mon fils »

54 min
À retrouver dans l'émission

Un documentaire d'Aurélie Djian et Anna Szmuc

Areski
Areski

Les pères de mon enfance étaient du genre absents. Se levaient tôt, rentraient tard : Dis Bonne nuit à ton père, un baiser et au lit. Ciné-Mac Do le week end. Piscine le dimanche matin. Trivial Pursuit les soirs de vacances. Révisions énervées du prochain contrôle de maths. Conduite accompagnée vite interrompue pour cause d’impatience paternelle majeure. La transmission s’arrêtait là. Ne savaient pas trop quoi faire, au fond, de leur paternité, ni surtout comment l’exprimer. Quant à la transmission du masculin, il semblerait que les pères de mon enfance soient non seulement passés à côté de 68, mais qu’ils n’aient pas inventé grand chose depuis le bon vieux temps des chasseurs cueilleurs : Papa travaille, papa est fatigué, papa ramène de l’argent à la maison, papa va une fois par semaine au supermarché, papa fait ponctuellement preuve d’autorité (quand maman en a marre de son rôle de mauvais flic.).

Les pères d’aujourd’hui, jeunes ou moins jeunes, que j’observe autour de moi, s’occupent de leur paternité autant qu’ils s’occupent de leurs enfants. Décident d’en avoir ou pas. Ont souvent l’initiative de leur paternité. N’hésitent pas à annoncer dès le premier rendez-vous : Je veux un enfant dans l’année. Comme une condition préalable à la relation amoureuse. S’épanouissent pleinement dans leur rôle de père. Certains allant jusqu’à confier que la paternité donnait un sens à leur vie. Exit les chasseurs cueilleurs, dirait-on. Et l’arrivée des hommes sages-femmes dans les maternités, participe sans doute de la création de nouvelles formes de paternité, comme s’ils préparaient symboliquement les jeunes pères de demain.

Au delà de cette conscience accrue de la paternité, j’ai eu envie d’interroger la transmission de la virilité. Est-ce que l’injonction Tu seras un homme, mon fils, a encore un sens aujourd’hui ? Que veulent transmettre les pères à leurs fils ? Comment les guident-ils dans leur devenir masculin ? Sont-ils préoccupés à l’idée d’avoir un fils ? Jouent-ils un rôle déterminant dans l’apprentissage du monde viril ? Quelle masculinité ont-ils à cœur d’incarner ? Comment parlent-ils de sexe, des femmes, du travail, de la vie, à leurs fils ?

Avec :

Isabelle Sorente , écrivain

Michael Fortin , sage-femme à l’hôpital Lariboisière

Toni , 40 ans, neurologue et Marius, 8 ans

Nicolas, 42 ans, iconographe et Areski, 2 ans et demi

Jacques , 50 ans, producteur et Jacques Junior, 20 ans

Production : Aurélie Djian

Réalisation : Anna Szmuc

Preneur de son : Benjamin Chauvin

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......