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En Mauritanie : Le grand barrage et l’inventeur

53 min
À retrouver dans l'émission

L'Afrique qui vient 1/2 Le mot Afrique convoque un monde à part. Ce loin de chez « nous », cet ailleurs mystifié, nous choisissons de le rendre à sa banalité. Nous ne partons pas à la marge du Monde, nous n’excentrons pas notre point de vue. Nous vous invitons à l’entendre. « L’Afrique qui vient » met en relation et en communication des domaines que nous séparons habituellement : art et technique, artisanat et pensée, ruralité et technologie, savoirs et pratiques.

Un documentaire de Nedjma Bouakra et Annabelle Brouard

Prise de son : Benjamin Chauvin Mixage : Alain Joubert

Breune
Breune

Acculés par de longues années de détériorations climatiques, les États riverains du fleuve Sénégal lancent dès les années 70 un programme de coopération qui va déboucher sur un projet de grands barrages, dans un contexte de désertification accélérée.

Les constructions majeures sont le barrage hydroélectrique de Manantali à 1070 kilomètres de l’embouchure du delta et un barrage anti-sel à 27 kilomètres de l’embouchure du fleuve Sénégal. Trente ans plus tard, nous allons à la rencontre des populations déplacées, sédentarisées dans le delta du fleuve Sénégal.

Ce documentaire se déroule entre plusieurs zones d’influences politiques, au cœur du berceau des grands royaumes et empires ouest-africains.

Le barrage anti-sel, achevé en 1986 sur le fleuve Sénégal, a asséché le plus grand estuaire d'Afrique de l'Ouest. Partout s'étendaient de véritables forêts de gonakiers, un «arbre à charbon», dont les graines servent aussi au tannage des peaux. A l'emplacement des bois, on récolte aujourd'hui du sel. Cet estuaire se situe à 150 km de Nouakchott en Mauritanie, et à 25 km de Saint-Louis au Sénégal. La stagnation de l'eau douce derrière la digue a favorisé la prolifération du typha, une sorte de roseau qui colonise les vallées inondées et les pâturages de décrue. Il accélère l'évaporation de l’eau et stérilise des centaines de milliers d’hectares.

Mais en 2014, sur le continent africain, une nouvelle génération d’ingénieurs fraîchement sortis des universités internationales est de retour au pays, refusant de rester fatalistes et bras croisés face aux fléaux écologiques. Babana Ould Lemine, un jeune ingénieur mauritanien, a inventé une machine providentielle... Conjuguant ses forces avec celles du Conservateur du Parc National, Zeine El Abidine Ould Sidaty, l’ingénieur a décidé de transformer cette zone territoriale dégradée, cernée par la pauvreté, en un territoire doté de technologies écologiques alternatives et de solutions locales.

La production annuelle de biomasse fraîche dans la région pourrait devenir une nouvelle manière de répondre aux besoins énergétiques de la population du Delta.

Avec

Zeine el Abidine Ould Sidatty , conservateur du Parc National du Diawling Benjamin Trouilleux , assistant technique du Gret

Ll'innovateur Babana Ould Lémine de l'ISET Les femmes de la coopérative de Garack

Et la bienveillance de Tourad Sery du Gret

AFD
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