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France Culture a 50 ans ! (2/4) : « Nuits Magnétiques, bonsoir… »

52 min
À retrouver dans l'émission

Un documentaire de Christophe Deleu et Anna Szmuc

Les Nuits Magnétiques
Les Nuits Magnétiques Crédits : Radio France

Ce que revendique Les Nuits magnétiques , dès sa création, c’est une approche résolument subjective, un regard personnel sur le monde.

Une jeune femme qui parle du métro New-Yorkais et de la ferraille qui menace l’humain à tout moment. Cette jeune femme est la première interviewée des Nuits Magnétiques, créée en janvier 1978 par Alain Veinstein, qui, pendant vingt ans, vont rythmer les soirées de France Culture. Cette première émission est produite par Pascal Dupont et réalisée par Bruno Sourcis.

En 1978, il y a tout d’abord ce double générique musical. Il y a ensuite ces voix, celle d’Alain Veinstein ou des producteurs des émissions, chuchotant ce « Nuits Magnétiques bonsoir » qui a tant contribué à l’identité de l’émission. Curieuse impression pour l’auditeur d’être dans une bulle radiophonique, et, en même temps, invité à traverser un territoire, géographique et (ou) intime. Les Nuits Magnétiques vont réinventer le lien privilégié qui existait déjà entre les écrivains et la radio. Ceux-ci vont maintenant se transformer en auteurs radiophoniques et créer eux-mêmes des émissions avec la complicité des chargés de réalisation de France Culture. Les écrivains créent des textes pour la radio, mais vont aussi à la rencontre du réel en enregistrant les artistes ou les anonymes qui peuplent les villes traversées.

Comme dans un journal intime, Franck Venaille, dans Trieste , part à la rencontre des écrivains qui hantent la ville. Dans Le cinéma invisible , il propose aussi aux auditeurs de rêver sur des scénarios jamais tournés. Jean-Pierre Milovanoff consacre plusieurs séries aux Tziganes :

Écouter
31 min
Itw Jean-Pierre Milovanoff

Olivier Kaeppelin découvre les banlieues, les hôtels, les masques, Bartabas, les faits divers, et fait plusieurs émissions sur l'entracte :

Laure Adler s'intéresse aux serpents et à l'Amérique du Sud. Mais l’étranger n’est pas la seule destination de l’émission, qui s’installe aussi en France : Belleville ou le quartier de la Goutte d’or, à Paris.

Jean Daive enregistre ainsi, dans une voiture à l’abri des regards, une jeune femme qui n’a jamais le droit de sortir de chez elle :

Écouter
31 min
Itw Jean Daive

La spécificité des Nuits Magnétiques vient du caractère intime des propos entendus. Comme si la parole devenait plus intérieure. Comme si la radio se penchait soudainement sur nos vies personnelles. La série de Nicole-Lise Bernheim, L’espace des hommes (tentative de définition de l’être masculin), Chagrin d'amour, de Claude Risac (une auditrice se raconte par téléphone), L’amitié, d’Alain Veinstein (récit du lien entre deux hommes, en forme de champ-contrechamp), Des mensonges en hiver (portraits de menteurs autorisés et non autorisés), de Mehdi El Hadj , par ailleurs réalisateur, sont emblématiques de cette découverte de l’intime à la radio. On s’y raconte comme on ne le faisait pas jusque là.

Mehdi El Hadj, chargé de réalisation :

Écouter
33 min
Itw de Medhi el Hadj

L’intérêt de certaines émissions vient du rapprochement d’univers et d’individus qui ne sont pas amenés à se rencontrer dans la réalité. Dans la série sur Les nuages, Jean Daive entremêle les propos de peintres enregistrés dans le tramway d’Amsterdam et ceux de météorologues. Dans une série de cinq émissions sur Les poules ( !) le même producteur fait entendre agriculteurs, scientifiques et artistes. On perçoit ainsi la volonté de décloisonner et de faire se parler des mondes très différents les uns des autres.

En rupture avec les émissions didactiques, à la construction linéaire, les Nuits Magnétiques proposent un territoire radiophonique indéterminé, où tout peut arriver. Dans une série consacrée à Vienne, Alain Veinstein marche jusqu’à un commissariat pour savoir ce qui s’est passé dans la ville durant les dernières heures. Capter l’imprévu. Pas de parcours obligé, ni balisé, mais un espace du possible où les oreilles attendent, impatientes, la suite de la visite…

L’émission sera coordonnée, par la suite, par Laure Adler, puis par Colette Fellous .

Colette Fellous , productrice :

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28 min
Itw de Colette Fellous

Avec : Laure Adler, Colette Fellous, Jean Daive, Mehdi El Hadj, Olivier Kaeppelin, Jean-Pierre Milovanoff, Bruno Sourcis, Franck Venaille, et Alain Veinstein .

Production : Christophe Deleu

Réalisation : Anna Szmuc

Huit voix s'élèvent des « Nuits magnétiques »: celles de six producteurs et deux chargés de réalisation que vous avez pu entendre dans le documentaire. Au micro de Christophe Deleu, écoutez les intégralement, pour prolonger ce moment de radiophonie nocturne !
Alain Veinstein , producteur :

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42 min
Itw d'Alain Veinstein

Bruno Sourcis , chargé de réalisation :

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17 min
Itw de Bruno Sourcis

Franck Venaille, producteur :

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34 min
Itw de Franck Venaille
Logo nuits magnétiques
Logo nuits magnétiques Crédits : Radio France

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