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Rares sont les femmes qui décident de s’en passer.

"Cachez ce sein…" ou la mécanique du soutien-gorge démontée

54 min
À retrouver dans l'émission

Petite fille, il semble que ce symbole de la féminité soit inaccessible avant des années. A l'adolescence, le mélange des sentiments est confus en entrant dans un monde où les tailles sont vertigineuses : du 77a au 131h. L'industrie fait découvrir de délicieux produits.Mais est-ce bien nécessaire ?

Rares sont les femmes qui décident de s’en passer.
Rares sont les femmes qui décident de s’en passer. Crédits : Getty

Le soutien-gorge semble une évidence, la quasi-totalité des femmes l’enfilent chaque matin à la vitesse d’un réflexe sur la peau. Comment le soutien-gorge a-t-il su se rendre si nécessaire et incontournable en un siècle ?

Cachez ce sein...
Cachez ce sein... Crédits : Andrada Noaghiu - Radio France

A 25 ans, les seins d’une femme sur deux présentent des signes de relâchement là arrive l’industrie de la lingerie à grands renforts de publicité avec ses solutions de confort. La femme devient captive et reproduisant le rite social nécessaire à protéger la décence de sa fille pré-adolescente tout en montrant qu’elle devient une femme, ira lui acheter un premier soutien-gorge.

Ces messieurs, un temps effrayés par le mythique « dégrafage » tentent d’y découvrir ce que l’objet dit de sa propriétaire, s’émeuvent d’une attention nouvelle de rouge ou de noir crochetée et fantasment à la vue d’un téton libertaire qui pointe sous le coton blanc d’un T-shirt bon marché.

Mais rares sont les femmes qui décident de s’en passer, renonçant ainsi au modèle dominant du sein : rond, lisse, bien agrippé et immobile. Une pointe impudique, ou politique.

D’autres n’en ont plus porté depuis quinze ans, ni même pendant ou après leur grossesse. C’est le cas d’une sportive. Elle lutte, court, monte à cheval sans immobiliser ses seins. Elle est volontaire dans l’étude de Jean-Denis Rouillon, médecin du sport au CHU de Besançon. Depuis des années, alors qu’il avait découvert qu’aucune étude ne s’était jamais intéressée à l’intérêt médical du soutien-gorge, il suit, mesure, questionne et conseille plus de 300 femmes qui se sont séparées de leur soutien-gorge. Finalement, « toutes en tirent un bénéfice », dit-il.

*Avec : *

Hélène et Chloé,

Roselyne Rauscher , une des dernières maîtres-corsetière d’Alsace ;

Jean-Denis Rouillon , médecin du sport au CHU de Besançon et ses deux volontaires Abiba, et Maïté ,

Aurélie, Camille, Olivier et Rémy.

Production : Andrada Noaghiu

Rélisation : Chrsitine Robert

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