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L'Afrique en marche

53 min
À retrouver dans l'émission

Série exceptionnelle de reportages coproduite par les Radios Francophones Publiques (RFP)

L'avocate camerounaise Alice Nkom
L'avocate camerounaise Alice Nkom

Guerres . Famines . Epidémies . La perception du continent noir par le grand public se résume généralement à cette sombre trilogie… Pourtant, il existe une Afrique qui va de l’avant. Une Afrique dont l’économie est en plein boom, où l’Internet se répand à grande vitesse, dont les créateurs font un tabac dans le monde entier.

Un exemple ? Saviez-vous que le Kenya est un pionnier du paiement par téléphone mobile ? Près d’un Kenyan sur deux utilise le système M-Pesa (« M » pour Mobile, « Pesa » pour argent, en swahili), inventé en 2007 et récemment adopté par la Roumanie.

C’est cette Afrique-là, L’Afrique en marche , que les rédactions des Radios Francophones Publiques ont décidé de faire découvrir.

Les journalistes de France Culture , ICI Radio Canada , RTS la 1ère et RTBF La Première se sont rendusau Sénégal , au Bénin , au Cameroun et au Burkina Faso . Ils en ont ramené une série exceptionnelle de quatre reportages, ou comment de nouvelles technologies, le plus souvent développées en Afrique même, sont en train de changer la vie d’agriculteurs, de médecins, de simples citoyens.

Pour la RTBF , Françoise Wallemacq a suivi Kahit Hien . Ce jeune Burkinabè, qui a étudié la microbiologie et la nutrition à l’Université de Ouagadougou, se lance dans la production à grande échelle de chenilles de Karité . Il espère ainsi combattre la malnutrition, en particulier celle des enfants. Son projet lui a valu, il y a deux ans, le premier prix de l’Entreprenariat social à l’Université de Berkeley, aux USA.

Frédéric Pfyffer (RTS) a rencontré Arthur Niang , ingénieur à Yaoundé, qui a développé le Cardiopad . Cette tablette permet aux médecins des hôpitaux de récolter les données de leurs patients et de les transmettre au cardiologue, dans la capitale. Le projet a valu à son inventeur le Prix Rolex 2014 de l'Innovation . Pourtant, malgré une reconnaissance dans le monde entier, la mise en production de l’appareil a du mal à se concrétiser.

Au Bénin, Anyck Béraud (Radio Canada) , s’attache à faire découvrir trois exemples d’utilisation de la technologie qui, chacun, apportent leur contribution au développement : un projet d’éducation à distance , où l’on se connecte pour pouvoir suivre des formations avocat qui a décidé de distribuer des tablettes et des ordinateurs afin d’aider les entreprises à se développer enfin, une université qui a mis en place une banque de données pour aider les agriculteurs au quotidien.

Enfin, au Sénégal, Nedjma Bouakra (France Culture) , est allée au pied de la Grande Muraille Verte . Elle est l’œuvre d’Aliou Guissé , professeur d’Écologie végétale, qui travaille depuis plus de 30 ans à restaurer les terres du Sahel. Ce mur végétal de 15 km de large doit partir de la côte atlantique pour atteindre, un jour, Djibouti, 7500 km plus loin. Si la Muraille n'a pas encore franchi le fleuve Niger, elle progresse et profite déjà aux habitants du Sahel. Notamment aux paysans sénégalais, qui vivent de l'élevage et de cultures maraichères.

Quatre reportages qui permettent de mesurer l’énergie et l’inventivité de ceux qui portent ces projets, la vitalité des nouvelles technologies en Afrique, les progrès qu’elles véhiculent et aussi, bien sûr, les obstacles qui restent à franchir. Ils seront diffusés tout au long du mois de novembre :

  • ICI Radio Canada : du 2 au 30 novembre, dans Désautels le dimanche (de 10h à 12h)

  • RTS la 1ère : durant la semaine du 24 au 29 novembre

  • RTBF La Première : dans Transversales , les 22 et 29 novembre (cette dernière émission sera réalisée à Dakar , à l’occasion du XVème Sommet de la Francophonie .

La Grande Muraille Verte
La grande muraille verte a pour ambition de stopper le désert, mais d'ici sa réalisation sur 7000 kilomètres traversant de part en part le continent, comment s'assurer de sa pérennité ? Réponse de Réné Bally : " Il est impératif que ces arbres soient adaptés à l’écosystème dans lequel ils vont pousser. Il est donc nécessaire d’utiliser des espèces endémiques au terrain. Or le désert du Ferlo au Sénégal et qui plus est le long de la Grande Muraille Verte n’est pas stérile, le sol est un écosystème vivant contenant de la MO et des organismes vivants (faunes et flore)s et notamment des microorganismes (bactéries, champignons) qui pour certains sont associés à leur plante hôte et vivent en symbiose associative avec elle en stimulant leur croissance (phytostimulation). Il est donc important de choisir des espèces végétales adaptées à ce type d’écosystème désertique. Les arbres sélectionnés sont élevés en pépinières puis repiqués dans les sites choisis pour construire cette GMV. Trois ans sont généralement nécessaires pour considérer que le repiquage a réussi et environ 7 à 9 ans sont nécessaires pour que la GMV commence a réellement exister."René BallyDirecteur de recherche

Un potager partagé contre la malnutrition Nedjma Bouakra et Annabelle Brouard Sur une terre ocre et craquelée, elles marchent parfois plus de 10 km sous un soleil ardent pour regagner le jardin partagé. Elles sont ‘peules’ et ‘wolofs’ et les vielles querelles entre éleveurs et sédentaires ont été enterrées près du potager. Sur cette parcelle, à l’ombre de la Grande muraille verte, les femmes ont été formées à l’agroforesterie et à la culture maraichère. Aujourd'hui, elles gèrent en toute autonomie cette nouvelle ressource.

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3 min
Bonus Focus Femmes

Une nouvelle génération de chercheurs made in Africa Nedjma Bouakra et Annabelle Brouard

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2 min
Bonus Aliou Guisse - Retour à la terre

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