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Nous sommes tous des Arméniens : A la recherche des Arméniens de l'ombre, les Restes de l’Epée

53 min
À retrouver dans l'émission

La formule «les restes de l’épée» désignait les quelques milliers d'Arméniens qui avaient échappé à l’extermination de l’armée ottomane, qui ont été enlevés, adoptés, islamisés. Avec la reconnaissance du génocide arménien, de plus en plus de Turcs découvrent qu’ils ont des origines arméniennes et se mettent à en parler.
*Un documentaire d’Ilana Navaro et Manoushak Fashahi *

Alévi d'origine arménienne racontant la triste épopée de sa famille, rescapée de 1915
Alévi d'origine arménienne racontant la triste épopée de sa famille, rescapée de 1915

La formule « les restes de l’épée » désignait les arméniens qui avaient échappé à l’extermination de l’armée ottomane. Quelques milliers de survivants ont été enlevés, adoptés, islamisés, puis ont vécu le reste de leur vie sous une « nouvelle » identité. Hrant Dink faisait partie de ceux qui ont levé le tabou sur l’histoire de ces arméniens islamisés après le génocide. Nombreux furent ceux qui prirent conscience du déni dans lequel ils avaient vécu. Depuis quelques années un phénomène nouveau fait son apparition, au delà de la reconnaissance du génocide arménien : de plus en plus de Turcs découvrent qu’ils ont des origines arméniennes et se mettent à en parler.

On parle de 300.000 convertis et on ne sait à combien de millions évaluer les descendants... A Diyarbakir, dans la province kurde où la présence arménienne était très importante, l’église a été restaurée par la municipalité et dans son enceinte une cafétéria rassemble tous les week-ends des personnes se considérant comme arméniens, et désireux de se rencontrer. D’autres, qu’ils soient kurdes ou turcs, viennent aussi à la cafétéria pour les rencontrer. Dans ce lieu à l’atmosphère particulière se côtoient descendants de victimes ou de bourreaux, ou des deux....

Ils s’appellent Rahimé, rebaptisée Angel, Gafur rebaptisé Ohannes, Ahmet, Ilhami, Filiz, Hadi... Chacun a son histoire, le secret de famille qui s’y rattache pour se rapprocher de son histoire, chacun a son propre cheminement, qui passe pour certains par une reconversion à la chrétienté, mais pas forcément pour des raisons religieuses, plutôt pour retrouver une identité, une culture, une langue, mais aussi une dignité perdue. Parmi eux, une figure majeure, celle de Fethiye Cetin dont la publication de l’histoire de sa grand-mère Heranosh, kidnappée par les soldats génocidaires, mariée de force à un homme turc, et condamnée au silence fit l’effet d’une bombe à sa sortie, et amorça ce phénomène nouveau de Turcs découvrant des ancêtres Arméniens. Fethiye Cetin, n’est autre que l’avocate du journaliste Hrant Dink, assassiné en 2007 par un nationaliste turc.

Avec la participation de :

Hamit Bozarslan , historien

Cengiz Aktar , politilogue

Ali Bayramoglu , politologue

Nazan Maksudyan , historienne

Et* Aram Atesyan* , représentant du culte arménien en Turquie

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