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Jours de fête (4/5) - Just divorced (Rediffusion)

55 min
À retrouver dans l'émission

**Un documentaire de Maylis Besserie et Vanessa Nadjar - Rediffusion de l’émission du 7 juin 2007 **
Just divorced Agence Alamo©Radio France

Une cérémonie avec sa famille et ses meilleurs amis pour être entouré(e) le jour de son divorce. Des époux qui se rendent leurs alliances en public. Un nouveau rituel venu des Etats-Unis apparaît, depuis quelques mois, en France.

La société WOF (Wedding out factory), a été créée à Paris, il y a deux mois, par deux amies d’enfance. Cette société d’événementiel, spécialisée dans les célébrations de divorce, explique dans sa brochure, l’esprit de son entreprise : « Une fête de divorce est un moyen agréable de marquer la fin d’un épisode difficile; une occasion de remercier ses proches d’avoir été à ses côtés tout au long de la séparation ; cette fête permettra d’annoncer officiellement que vous être célibataire et fin prêt pour de nouvelles expériences… ».

Cynique ou libératrice, l’organisation du divorce comme une fête pose question. Un pied de nez au mariage ? Une banalisation, une dédramatisation du divorce ? Ou encore un règlement de compte en public ?

Isabelle a célébré son divorce à la fin du mois de janvier 2007, au salon Lafayette. Elle avait revêtu une très belle robe rouge pour la cérémonie. Jérôme, l’employé de l’entreprise WOF, avait préparé un discours à partir des idées exprimées par la jeune ex épouse lors de la préparation de la célébration. Il l’invita à renouveler en public ses vœux de célibat, la décora de la médaille des « divorcés réjouis » et lui fit signer son « statut de liberté » sous une pluie de roses.

D’autres services sont mis à disposition des usagers de WOF : clowns, caricaturistes, masseurs, strip-teaseurs (ses), tatoueurs au henné, cartomanciennes, magiciens, comédiens ou maquilleurs. Le panel est encore plus large que lors de la célébration d’un mariage, car la cérémonie n’est ni religieuse, ni vraiment civile puisqu’elle peut se tenir plusieurs mois après le jour dit de la prononciation du divorce. Les divorcés peuvent ainsi composer librement leur soirée dans la mesure où aucun code n’est encore rattaché à ce rituel. A la rencontre de personnes ayant connu l’expérience du divorce, comme Isabelle ou Béatrice et ayant décidé de tenter de conjurer la tristesse de l’événement autour d’une fête entre proches.

Nous apprendrons comment se déroule un « WOF », de la prise de décision des ex époux à la fête, en essayant de retranscrire l’état d’esprit dans lequel est organisé ce « contre mariage ». Nous interrogerons les familles et les amis des époux présents à la soirée. Nous tenterons de mettre en perspective cette nouvelle conception de la fin d’une union grâce à l’éclairage de François de Singly sociologue et auteur du Soi, le couple et la famille. Enfin une étude menée par des étudiants en marketing nous livrera une analyse sur le WOF et sa tendance.

Dans cette série que nous consacrons cette semaine aux jours de fête, nos docs avancent chaque jour sur le fil étroit qui sépare le rire des larmes. A fortiori ce jeudi: s'il vient maintenant à l'esprit des femmes et des hommes d'aujourd'hui de fêter leur divorce, ils ne savent pas pour autant nommer l'état dans lequel, une fois le divorce célébré, ils entreront demain.

Avec :

Béatrice , Isabelle et leurs proches ;

Rebecca Hazan et Julie Vincent , créatrices de la société « wedding out factory » organisatrices de fêtes de divorce et le personnel qu’elles emploient au service des soirées,

ainsi que François de Singly .

Production : Maylis Besserie

Réalisation : Vanessa Nadjar

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