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Kongo, voyage au pays de l’or noir (2/4) : "Angola, le rappel de Simao Toco"

54 min
À retrouver dans l'émission

Deuxième volet d'une série documentaire en quatre parties de Benjamin Bibas et Anna Szmuc

Simao Toco
Simao Toco Crédits : Radio France

Du nord de l’Angola au sud du Gabon, aux abords très pétrolifères de l’océan Atlantique, ce sont environ 12 millions de personnes qui parlent une même langue, le kikongo. Ces habitant/es du bassin du fleuve Congo sont les descendant/es de l’ancien royaume Kongo, « découvert » par le navigateur portugais Diego Cao en 1485 et d’où furent extraits la très grande majorité des esclaves qui ont peuplé le Brésil, mais aussi les Caraïbes et le sud des Etats-Unis, entre le XVIe et le XIXe siècles. Au fil du temps, ces « Bakongos » très largement christianisés par la rencontre avec la métropole, ont opposé diverses formes de résistance à l’appropriation de leurs ressources naturelles que voulaient leur imposer le système colonial portugais (en Angola), belge (en République démocratique du Congo) ou français (au Congo-Brazzaville). Alors que cette appropriation se reproduit aujourd’hui par l’exploitation du pétrole dans le golfe de Guinée, la série « Kongo, voyage au pays de l’or noir » est l’histoire de ces formes de résistance spécifiquement Kongo, qui perdurent aujourd’hui à travers la mémoire de grandes figures charismatiques et martyres comme Simao Toco, Simon Kimbangu ou André Matsoua.

2e volet : « Angola, le rappel de Simao Toco ». En exploitant le pétrole au large des côtes de la République démocratique du Congo et de l’enclave du Cabinda, l’Angola est devenu en 2009 le premier producteur de pétrole en Afrique. Le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), parti au pouvoir à Luanda depuis 1975, revendique seul le mérite de l’indépendance et jouit sans partage de la rente du pétrole. Mais cette hégémonie a longtemps été contestée dans le Nord du pays : par le Front national de libération de l’Angola (FNLA) fondé par Holden Roberto, descendant des souverains de l’ancien royaume Kongo qui tira les premiers coups de feu lors de la guerre d’indépendance en 1961 ; par les adeptes de l’Eglise du prophète kongo Simao Toco qui revendiquent la part spirituelle de la lutte qui mena à l’indépendance ; encore aujourd’hui par les autonomistes de l’enclave de Cabinda.AvecJosé Eduardo Agualusa , écrivain angolais ;Benjamin Augé , rédacteur en chef adjoint de la lettre d'informations Africa Energy Intelligence ;Ruy Blanes , anthropologue, spécialiste de l’Eglise de Jésus Christ dans notre monde (dite Eglise tocoïste) ;Mateus Dias , « ancien » au temple tocoïste d’Olivelas dans la banlieue de LisbonneSebastiao Gama , membre d’une organisation de libération de l’enclave de CabindaMelo Nzeyitu Josias , neveu de Holden Roberto et pasteur tocoïste

Production : Benjamin Bibas Technique : Philippe Etienne Réalisation : Anna Szmuc

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