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Kongo, voyage au pays de l’or noir (4/4) : "Congo-Brazzaville, l’élégance d’André Matsoua"

54 min
À retrouver dans l'émission

Quatrième volet d'une série documentaire en quatre parties de Benjamin Bibas et Anna Szmuc

André Matsoua
André Matsoua Crédits : Radio France

Du nord de l’Angola au sud du Gabon, aux abords très pétrolifères de l’océan Atlantique, ce sont environ 12 millions de personnes qui parlent une même langue, le kikongo. Ces habitant/es du bassin du fleuve Congo sont les descendant/es de l’ancien royaume Kongo, « découvert » par le navigateur portugais Diego Cao en 1485 et d’où furent extraits la très grande majorité des esclaves qui ont peuplé le Brésil, mais aussi les Caraïbes et le sud des Etats-Unis, entre le XVIe et le XIXe siècles. Au fil du temps, ces « Bakongos » très largement christianisés par la rencontre avec la métropole, ont opposé diverses formes de résistance à l’appropriation de leurs ressources naturelles que voulaient leur imposer le système colonial portugais (en Angola), belge (en République démocratique du Congo) ou français (au Congo-Brazzaville). Alors que cette appropriation se reproduit aujourd’hui par l’exploitation du pétrole dans le golfe de Guinée, la série « Kongo, voyage au pays de l’or noir » est l’histoire de ces formes de résistance spécifiquement Kongo, qui perdurent aujourd’hui à travers la mémoire de grandes figures charismatiques et martyres comme Simao Toco, Simon Kimbangu ou André Matsoua.

4e volet : Congo-Brazzaville, l’élégance d’André Matsoua . La situation politique est bloquée depuis plus d’un siècle au Congo-Brazzaville, où la colonie française a laissé la place à une succession de régimes qui, pour survivre, ont dû faire allégeance à la mainmise économique et militaire du géant pétrolier Elf puis Total. Pour sublimer ce triste tableau politique et « faire en sorte que la vie continue à être », les Congolais se consacrent à la poésie (Sony Labou Tansi), à la création dramatique (Dieudonné Niangouna) ou à la SAPE (Société des Ambianceurs et Personnes Elégantes), pratique revendiquant l’héritage d’André Matsoua et ouvrant d’ailleurs un horizon économique non-négligeable pour le pays.

Avec :

Brice Ahounou , anthropologue, responsable des « Mercredis du film ethnographique » au Musée de l'Homme ;Marc Alony , « sapeur » à Paris dans les années 1980-1990 ;Jocelyn Armel alias Bachelor, « sapeur » et fondateur de la marque Connivences (Paris) ;Charles-Didier Gondola , historien, spécialiste des cultures populaires congolaises ;Xavier Harel , journaliste, auteur de Afrique, pillage à huis clos (Fayard, 2006) ;Gaston Mitou-Samba , Congo-Brazzavillois installé en région parisienne ;Dieudonné Niangouna , comédien et dramaturge, auteur avec l’accordéoniste Pascal Contet des Inepties volantes (2009), spectacle sur la guerre civile des années 1990 au Congo-Brazzaville ;Benjamin Toungamani , plaignant congo-brazzavillois de l’affaire dite des « Biens mal acquis » ;Patrice Yengo , anthropologue et pharmacologue, auteur de La Guerre civile du Congo-Brazzaville 1993-2002 – « Chacun aura sa part » (Karthala, 2006).

Production : Benjamin Bibas Technique : Philippe Etienne Réalisation : Anna Szmuc

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